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Coronavirus en Belgique: ils jettent leurs déchets et ordures ménagères dans les conteneurs pour vêtements usagés (vidéo)

 
CORONAVIRUS
 

Comme durant la quarantaine beaucoup de parcs à conteneurs étaient fermés, certains Belges ont tout simplement décidé de jeter leurs ordures dans des bulles à vêtements. Il y en a 5.600 en Belgique francophone et plus ou moins 150 tonnes de déchets ont été récupérés.

C'est un phénomène qui a toujours existé mais, pendant le confinement, plus ou moins 150 tonnes de déchets supplémentaires ont été collectés par rapport à la même période l'année dernière.

"On parle de 50 tonnes par mois, ce qui est quand même assez important et on explique ça de plusieurs façons, notamment le fait que les parc à containers étaient fermés", a expliqué Arabelle Rasse, chargée de communication chez Ressources, la Fédération des entreprises d'économie sociale actives dans la réduction des déchets, au micro de nos journalistes Céline Praile et François-Xavier Van Leeuw. "Et donc les gens qui ont fait un petit peu de bricolage chez eux, qui ont tondu leur pelouse, etc. ont parfois confondu nos bulles de collecte textile avec des endroits où ils pouvaient déposer leurs déchets".

On a notamment retrouvé des pneus, du matériel informatique, des pots de peinture, des canettes, des outils, etc. dans et autour des bulles à vêtements.

Ce sont les entreprises d'économie sociale et circulaire qui sont en charge de la propreté des bulles et des sites où elles sont installées. "Tous les sacs qui sont derrière moi, c'est tout ce qu'on a ramené comme déchets sur une seule tournée, donc sur un seul camion. Ca veut dire mais qu'on doit faire déplacer nos équipes sur place, on doit dépenser des kilomètres de carburant pour ramasser ces déchets qui sont pas notre corps de métier", a indiqué Simon Lepage, responsable du centre de valorisation des textiles de l'ASBL "Terre".

Une fois de retour au centre, il faut trier et séparer les déchets des vêtements. C'est aussi du travail supplémentaire. Les entreprises doivent également prendre en charge l'incinération des déchets récupérés. Cela représente des dizaines de milliers d'euros de coût supplémentaire pendant le confinement. "Ca met à mal notre objet qui est l'insertion de personnes éloignées du marché de l'emploi, c'est de l'argent qu'on a en moins pour développer de nouvelles activités pour créer de nouveaux emplois", a encore confié Simon Lepage.

Même si tout n'a pas encore été trié, les dons de vêtements ont aussi augmenté. L'occasion pour ces entreprises de rappeler qu'un bon don, c'est un don emballé dans un sac fermé. C'est le meilleur moyen d'éviter que le textile soit contaminé ou dégradé par les déchets.

 




 

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