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Un père tire sur ses enfants à Dison, un retraité tire sur des malfrats à Marche: comment les armes sont-elles contrôlées en Belgique?

De nombreuses armes circulent dans notre pays, parfois sans autorisation. Deux faits nous le rappellent aujourd'hui.

D'abord, l'histoire de ce père à Dison, qui a tiré accidentellement, il y a une semaine, sur ses deux enfants. Il reste en prison et est accusé de détention illégale d'armes.

Et ce retraité, il y a 2 jours, à Marche-en Famenne, qui a blessé un jeune cambrioleur, avec une arme non-enregistrée.

Mais comment sont contrôlées les armes en Belgique, sachant qu'il y en a plus de 780.000?

Les détenteurs doivent se soumettre à une procédure avec une épreuve théorique et pratique.

"Ils doivent surtout fournir un motif valable. Parmi les trois activités : la chasse, le tir sportif et les collections d’armes. Une enquête est aussi réalisée pour vérifier notamment les relations familiales et la détention d’armes sécurisée au domicile. Une enquête renouvelée tous les 5 ans", explique notre journaliste Justine Pons.

"On vérifie si la personne est bien toujours titulaire de sa licence de tireur sportif et qu’elle pratique suffisamment le tir sportif ou si elle est toujours dans les bonnes conditions comme chasseur", précise Gilles Mahieu, gouverneur du Brabant wallon.

Certaines armes par contre ne sont pas déclarées. "Il y a des gens qui héritent d’armes et qui ne les déclarent pas. Il y a eu des périodes de régularisation pour ce type de situation. Et puis il y a des personnes qui achètent illégalement des armes sur internet", ajoute Gilles Mahieu.

Et pour traquer ces armes non-déclarées, la police intervient directement sur le terrain.

"Quand la police vient vérifier la situation des armes chez une personne va demander de regarder un peu partout. Pour vérifier qu’il n’y ait pas un Riot Gun caché sous le lit par exemple", conclut Gilles Mahieu.

En cas de détention non-déclarée, les armes peuvent être saisies administrativement.

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