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Mise en place de la consigne d'ici à 2022, espère Brune Poirson

Mise en place de la consigne d'ici à 2022, espère Brune Poirson
Des bouteilles en plastique flottent dans une fontaine, sur la place royale de Nantes, le 28 août 2019, lors d'une manifestation de trois collectifs écologistes.Sebastien SALOM-GOMIS

La secrétaire d'Etat à la transition écologique Brune Poirson espère que la mise en place de la consigne pour les emballages de boisson pourra se faire "avant la fin du quinquennat".

Mme Poirson a rappelé que le principe de la consigne figure dans le projet de loi sur l'économie circulaire qui va être examiné au Parlement à partir de la mi-septembre

Au ministère, on a souligné que le système de consigne concernait potentiellement tous les types d'emballages de boisson: les bouteilles plastiques, les cannettes en métal et le verre.

"On en est à discuter des modalités de mise en oeuvre. Je n'ai pas toutes les réponses", a dit Mme Poirson. Mais "je veux que ce soit un système qui soit rentable économiquement, rentable écologiquement et qui soit aussi efficace et utile".

La secrétaire d'Etat souhaite aussi "que les recycleurs, qui ont un rôle fondamental à jouer (...) soient au coeur du dispositif, de même que les collectivités".

Interrogée sur la mise en oeuvre pratique de la consigne, "j'espère avant la fin du quinquennat", a-t-elle répondu.

"Ça met du temps, il faut rassembler l'ensemble des acteurs, il faut se mettre tous d'accord sur un système et ensuite le déployer (...) Il faut construire les machines, il faut les déployer, tout ça met un peu de temps."

Par ailleurs, s'agissant des déchets du bâtiment, Mme Poirson a affirmé qu'il fallait "renforcer et densifier le maillage des déchetteries".

"En France, il y a environ 4.500 déchetteries, mais seulement 400 déchetteries professionnelles, ça ne suffit pas", a-t-elle souligné.

Le projet de loi sur l'économie circulaire prévoit une reprise gratuite des déchets du bâtiment, à condition qu'ils soient préalablement triés.

"On ne recycle que 2% du verre plat" et "2% des moquettes", a déploré la secrétaire d'Etat.

La mise en place d'une filière pollueur-payeur pour les déchets du bâtiment se fera "soit par le biais d'une interprofessionnelle, soit par le biais d'un éco-organisme", a-t-elle indiqué, au lendemain d'une rencontre avec les acteurs de la filière du bâtiment.

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