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« À 55, on ne devrait plus monter sur la grande échelle » : le colonel Marc Gilbert alerte sur la réalité du métier

par RTL info
Invité de Benjamin Maréchal dans l’émission « Ils mériteraient d’être dans le journal », le colonel Marc Gilbert, qui dirige la caserne du Val de Sambre et préside la Fédération des pompiers, s’est exprimé sur la question sensible de l’âge de la retraite dans la profession. Selon lui, il est difficile d’imaginer des pompiers assurer des interventions physiques jusqu’à 67 ans.

Avec 52 ans de carrière, Marc Gilbert fait partie des figures marquantes du secteur. Aujourd’hui colonel, il dirige la zone de secours du Val de Sambre et préside la Fédération des pompiers.

Son engagement remonte à sa jeunesse. Fils du commandant du service d’incendie de Wavre, il a très tôt suivi les traces de son père. « À l’époque, on pouvait devenir pompier volontaire entre 16 et 18 ans », explique-t-il. « Pendant mes études, j’ai donc commencé comme pompier volontaire avant de devenir pompier professionnel. »

Les pompiers devraient décider eux-mêmes de partir plus tôt

Invité de Benjamin Maréchal dans l’émission « Ils mériteraient d’être dans le journal » sur bel RTL, le colonel est également revenu sur une question qui fait débat : l’âge de la retraite chez les pompiers. À 70 ans, Marc Gilbert n’intervient plus directement sur le terrain. « Aujourd’hui, je m’occupe surtout de la gestion des ressources humaines et du personnel », explique-t-il.

Pour lui, il est difficile d’imaginer des pompiers assurer des interventions physiques jusqu’à 67 ans, comme le prévoit actuellement le cadre légal. « Je vois mal quelqu’un équipé d’un appareil respiratoire monter à une échelle pour sauver une personne à cet âge-là », estime-t-il. Selon lui, certaines tâches deviennent particulièrement exigeantes avec l’âge : « Je pense qu’à 55 ou 60 ans, un pompier ne devrait plus devoir monter sur la grande échelle. »

Le colonel plaide donc pour davantage de souplesse dans les carrières. Tous les pompiers n’arrivent pas dans les mêmes conditions physiques à la cinquantaine. « Certaines personnes, à 55 ans, sont encore très actives et peuvent continuer à travailler sans problème. D’autres ont eu une carrière plus dure et cela devient plus compliqué. »

Dans ce contexte, il estime qu’il faudrait laisser davantage de choix aux principaux concernés. « C’est pour cela qu’on devrait permettre aux pompiers de décider eux-mêmes de partir plus tôt. »

L’entretien complet est à retrouver dans l’émission « Ils mériteraient d’être dans le journal », disponible en streaming sur RTL play.

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