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Sept défaites en huit matches de championnat, cela n’était jamais arrivé dans la longue histoire de Monaco, en première comme en deuxième division hexagonales. Sébastien Pocognoli, qui avait remplacé Adi Hütter après sept journées, est forcément en grand danger alors que son équipe est au fond du gouffre.
Cette défaite contre Lorient ne souffre aucune contestation, tant Monaco a été loin de mettre les ingrédients nécessaires pour redresser une trajectoire déjà mauvaise. Les supporteurs ont fait grève toute la première période, avant de demander la démission du directeur général Thiago Scuro, lors de toute la seconde.
Trois erreurs défensives qui amènent les 3 buts
Devant le Prince Albert, qui avait convié le président Dmitri Rybolovlev dans sa loge et qui s’est éclipsé à la pause en raison de son emploi du temps, les Monégasques ont réalisé sept bonnes premières minutes. Le temps pour Falorin Balogun de tenter une bonne frappe qu’Yvon Mvolo a bien sortie (2e). Et puis, plus rien…
En contre, le Lorientais Pablo Pagis a frappé de peu à côté (10e). Les Monégasques, très fébriles, ont alors commencé à avoir peur. Pagis a été proche de battre Philipp Köhn (21e et 27e). Bamba Dieng, quant à lui, a même marqué (38e). Mais son but survenu au terme d’une belle action collective, a été annulé pour un hors-jeu de Pagis, qui a gêné le gardien monégasque au moment de la frappe. Aleksandr Golovin a sans arrêt fait les mauvais choix, comme sur le contre qu’il a mal terminé (16e). Maghnes Akliouche ne s’est réveillé qu’à la 36e minute, sur un appel tranchant sans toutefois faire de différence. Monaco a terminé la première période avec, au compteur, autant de frappes que son adversaire (7).
Logiquement au retour des vestiaires, Dieng s’est joué de Dier pour ouvrir la marque (0-1, 69e). Et si Ansu Fati, absent depuis le 29 novembre, a réussi a égalisé six minutes après son entrée en jeu (1-1, 76e), la suite a été un cauchemar pour Monaco. Jean-Victor Makengo, seul dans la surface a battu Köhn d’une frappe déviée par Dier (1-2, 85e). Enfin, Dermane Karim s’est offert une frappe enroulée en lucarne pour parachever l’humiliation monégasque (1-3, 87e).
Avec 23 points, les ambitions européennes de Monaco sont désormais à ranger aux oubliettes alors que l’Anglais Eric Dier, impliqué sur les trois buts, et tout le système défensif dont la première de Wout Faes, arrivé de D2 anglaise, sont aussi loin du niveau escompté. Les défaillances mentales comme physiques sont si criantes que l’on peut craindre le pire dès mardi lors de la 7e journée de Ligue des champions, au Stade Santiago-Bernabeu face à un Real Madrid également en crise.
Sébastien Pocognoli a donc vécu sa septième défaite sur les huit derniers matches de Ligue 1. En conférence de presse, il a logiquement été interrogé sur sa position fragile à la tête de l’équipe. « Je ne peux pas dire tout ce qui se dit (avec ma direction, NDLR), a-t-il ajouté. On est jugé sur les résultats. Mais je le serai aussi par rapport à la gestion de cette période difficile. Ça demande certaines qualités. Il va falloir continuer à mobiliser les troupes et très certainement l’aspect mental. »

















