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Les bijoux de la reine Fabiola bientôt mis en vente… et la famille royale ne peut rien y faire : « Il faudra mettre la main au portefeuille »

Par RTL info
Plusieurs joyaux ayant appartenu à la reine Fabiola seront mis en vente cette semaine en Espagne. Faute de mécanisme de protection, la famille royale belge ne peut empêcher la dispersion de ce patrimoine chargé d’histoire. Un contraste frappant avec d’autres monarchies européennes mieux organisées.

Plusieurs bijoux ayant appartenu à la reine Fabiola seront mis aux enchères cette semaine en Espagne. Parmi eux, une somptueuse demi-parure datant des années 1920, comprenant un collier modulable, un pendentif en aigue-marine de 120 carats et des boucles d’oreilles ornées de diamants, d’onyx et de saphirs. Le prix de départ est fixé à 40.000 euros.

Autre pièce emblématique : sa bague de fiançailles, estimée à 19.800 euros. En or jaune, sertie d’une émeraude de plus de 13 carats, elle touche davantage par sa valeur sentimentale que par sa dimension monarchique. Mais pour Jelka Van Duyse, spécialiste de la royauté, cette vente illustre surtout l’impuissance de la monarchie belge face à la dispersion de son patrimoine : « Si Mathilde veut récupérer ces bijoux, elle devra mettre la main au portefeuille », confie-t-elle dans le journal HLN.

Pas de protection juridique pour les joyaux royaux

Contrairement à d’autres pays européens comme le Royaume-Uni ou les Pays-Bas, la Belgique ne dispose pas d’un système officiel de préservation des bijoux royaux. Ailleurs, les diadèmes et parures sont placés dans des fondations ou collections publiques, souvent exposées dans des musées. En Belgique, ces objets restent des biens privés, et finissent par être vendus ou transmis à des héritiers hors du cercle royal.

« La reine Máxima dispose d’une vingtaine de diadèmes à sa disposition, contre seulement trois pour la reine Mathilde », souligne encore Jelka Van Duyse. Quant aux bijoux de la reine Astrid, ils ont quitté le pays via sa fille, Joséphine-Charlotte, pour atterrir au Luxembourg.

Si ces bijoux sont aujourd’hui sur le marché, c’est aussi en raison de décisions prises par la reine Fabiola de son vivant. En 2012, elle avait tenté de protéger une partie de son patrimoine via la Fondation Pereos, ce qui avait provoqué une vive polémique. Face à la pression politique, la structure fut rapidement dissoute.

Avant sa mort, Fabiola a certes transmis quelques bijoux à la reine Mathilde, mais la majorité a été léguée à ses proches espagnols, qui n’ont aucun rôle officiel en Belgique. « Pour eux, ce sont des biens à valeur marchande, pas des symboles dynastiques », résume l’experte.

Aujourd’hui, la famille royale belge se retrouve dans l’obligation d’acheter elle-même les pièces qu’elle souhaite préserver. C’est ainsi que la princesse Élisabeth a reçu la tiare Vestey, acquise sur le marché des enchères pour ses 18 ans. Mais ces achats restent ponctuels, là où une structure officielle permettrait une conservation cohérente du patrimoine joaillier royal.

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