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Peu avant l'arrivée des élèves, le studio de bel RTL était installé dans une classe de l'école communale n°5 d'Ixelles. La ministre de l'Éducation de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir (PS) était l'invitée de 7h50 de Martin Buxant.
L'un des défis de la réforme scolaire est de faire remonter le niveau de l'enseignement scolaire. "On va tout faire pour leur donner tous les outils nécessaires pour améliorer le niveau de notre enseignement. On attend beaucoup de l'école et des enseignants. Il faut aussi les armer pour aider les enfants face à des difficultés scolaires. Notre défi, en Communauté Française, c'est surtout de diminuer les inégalités scolaires, ce qui nous fera mécaniquement remonter dans les enquêtes internationales. C'est bien l'écart entre les élèves les moins et les plus favorisés qui nous plombe", commence la ministre.
Pour y arriver, Caroline Désir compte notamment sur le tronc commun, dans lequel "il n'y aura plus d'options", ajoute-t-elle : "Tout le monde va faire la même chose pour que tous les jeunes aient le même bagage à 15 ans".
Le redoublement ne sera jamais interdit, dans aucune année d'étude
Pas question en revanche de ne plus faire redoubler certains élèves : "Ça ne veut pas dire qu'on ne va plus redoubler. Le redoublement ne sera jamais interdit, dans aucune année d'étude. Par contre, il doit devenir partout exceptionnel parce qu'on sait que dans notre système scolaire, on redouble beaucoup trop et beaucoup plus que dans n'importe quel système scolaire, ce qui a des conséquences négatives pour toute une série d'élèves", explique l'invitée de Martin Buxant.
Une nouvelle procédure va être mise en place : "On va devoir rapidement identifier les difficultés d'un élève et de le lui signaler ainsi qu'à ses parents et mettre des choses en place pour remédier à ces difficultés pendant l'année. Si on voit que malgré ce qui a été mis en place, malgré les efforts de l'élève, ça ne suffit pas, alors on pourra le maintenir", termine la ministre.
Des cours individualisés
De plus, des cours individualisés sont prévus pour mieux suivre les enfants. "Tout au long de ce tronc commun, on va commencer avec ça en troisième et quatrième primaire, on aura ce qu'on appelle 'l'accompagnement personnalisé'", justifie Caroline Désir. "Entre deux heures et quatre heures par semaine, on aura deux enseignants au lieu d'un en classe pour pouvoir prendre le temps de respecter le rythme de chaque enfant et dénouer certaines difficultés d'apprentissage au moment où elles se posent et ne pas les laisser s'accumuler", complète-t-elle.
Une mesure qui demande beaucoup de professeurs. En avons-nous assez? "On recrute. On va, à terme, engager plus de 1.600 équivalents temps plein supplémentaires pour pouvoir mener cet accompagnement personnalisé", assure Caroline Désir.














