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Âgé de 43 ans, Ronsard a perdu son emploi il y a un an. Malgré plusieurs intérims effectués entre-temps, il risque une exclusion du chômage. Avec l’aide des conseillers du Forem, il espère retrouver un poste d’opérateur de production.
« Mon chômage va finir le 1er avril. J’ai des loyers à payer, j’ai des enfants à nourrir. On a des charges. Et je suis Africain, donc il y a aussi parfois des demandes de la famille. C’est pour cela qu’on doit courir vite au Forem pour nous aider à revenir encore sur le marché du travail », témoigne Ronsard Bongogo Iyelli, demandeur d’emploi.
Une inquiétude partagée
Sophie Hustin est conseillère au Forem et relate de cette inquiétude, partagée par beaucoup de personnes qu’elle rencontre : « Beaucoup arrivent et ont cette même inquiétude. C’est-à-dire : on a des charges, on a des loyers, on a des familles. On a peur aussi de ne pas retrouver du travail tout de suite, rapidement. Cette question de ‘comment je vais faire demain’, est fort présente. »
Mise à jour du CV, rédaction d’une lettre de motivation : au Forem, les demandeurs d’emploi reçoivent une aide de première ligne. Mais bien souvent, il faut d’abord accueillir leur détresse.
Adrien Weygers, lui aussi conseiller au Forem, a déjà dû faire face à des personnes en état de détresse et sait comment réagir : « La plupart du temps, ce sont des gens qui sont stressés, qui font part de leur inquiétude. On a des gens qui sont parfois plutôt désespérés ou qui en arrivent à pleurer devant nous. On essaie de faire la part des choses, de retirer une grosse part de l’émotionnel. Pour repartir dans quelque chose de concret, factuel, de mettre des choses en place. »
Accompagnement personnalisé
Pour les personnes peu qualifiées ou éloignées du marché et de l’emploi, un accompagnement plus personnalisé est suggéré.
« Si malheureusement les compétences ne sont pas là, on va leur proposer toute une série de formations. Ça peut être des formations Forem, mais aussi des formations données par d’autres opérateurs de formation. Au total, nous avons plus de 5.500 formations à destination des chercheurs d’emploi qui sont actuellement disponibles », affirme Thierry Ney, le porte-parole du Forem.
Une offre « renforcée » pour accueillir les vagues de demandeurs d’emploi
Depuis cet été, les demandeurs d’emploi sont de plus en plus nombreux à se présenter au Forem. Mais c’est en février, un mois après les premières exclusions, que le pic devrait être atteint. Dès lors, le Forem se prépare à les accueillir, comme l’explique Sophie Hustin : « On avait déjà toute l’offre de services, mais on l’a renforcée. On s’est assuré d’avoir du personnel, des conseillers en suffisance en première ligne pour pouvoir fluidifier l’accueil tout en gardant la qualité, le temps disponible pour les personnes. »
La Wallonie compte plus de 264.000 demandeurs d’emploi. Pour les aider, le Forem dispose de 1.200 conseillers répartis dans 200 points d’accueil.















