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La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) s’inquiète jeudi, alors que le gouvernement fédéral peine à s’entendre sur un budget 2026, de l’instabilité politique qui « pourrait avoir un coût déraisonnablement élevé ».
A l’issue d’une réunion en urgence ce jeudi après-midi, le conseil d’administration de la FEB, qui regroupe une quarantaine de fédérations sectorielles et les organisations patronales régionales, représentant 50.000 entreprises issues des trois Régions du pays, lance un « appel unanime et pressant ».
« La situation est grave. Il est essentiel que les partis au gouvernement conservent un véritable sens de l’urgence », exhorte le conseil d’administration de la FEB, appelant à l’adoption rapide des mesures prévues dans l’accord d’été, notamment celles qui concernent la réforme du marché du travail.
Sur les 10 milliards d’euros d’économies recherchés, « il faut se concentrer principalement sur des réformes structurelles qui rapporteront davantage année après année », estime encore le patronat.
« Chaque jour sans réformes nous a déjà coûté des emplois et a affaibli notre compétitivité ces dernières années. Aujourd’hui, cette instabilité politique peut aussi ébranler la confiance fondamentale. Une motion de défiance se profile à l’horizon. Non seulement de la part des investisseurs, mais aussi de l’Europe et des agences de notation », met en garde l’administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans.



















