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L’objectif est de raccorder 5000 caméras au réseau ANPR sur tout le territoire d’ici mars 2026 et de doubler ce nombre dans les prochaines années. Un investissement de 10 millions d’euros en 4 ans est prévu à cet effet.
450 caméras ont déjà été connectées dans la région de Bruxelles Capitale. Ce que l’on appelle les caméras ANPR. « Ici, dans cette colonne-là, vous voyez la plaque, l’endroit où la caméra ANPR est posée et la date et l’heure de la localisation », décrit Antonio, chargé de transmettre les informations de ces caméras.
Ces informations, cruciales pour suivre ou retrouver des suspects, sont donc désormais centralisées dans une nouvelle plateforme facilement accessible. « Ça veut dire que chaque policier qui a les droits pourrait, de son bureau quelque part, faire des recherches. Ça simplifie le travail des enquêteurs de la police fédérale ou locale, peu importe, et ça va donner beaucoup plus vite un résultat », se réjouit Koen Van Overtveldt, le directeur général de la gestion des ressources et de l’information de la police fédérale.
Ces caméras reliées au réseau ne sont pas que fixes, elles peuvent aussi être mobiles pour permettre aux équipes de police d’agir dans l’urgence sur le terrain. « Nous serons en mesure, en temps réel, à la seconde près, de savoir où se trouve ce véhicule, ce qui nous permettra d’envoyer des équipes de police et d’essayer d’intercepter le véhicule des auteurs », détaille le représentant de la commission permanente de la police locale, Michaël Jonniaux.
Un système qui existe déjà à Anvers et qui a démontré son efficacité, notamment dans la lutte contre la criminalité organisée, dont le trafic de drogue. « C’est intéressant de pouvoir savoir comment les véhicules qui sont impliqués dans ce trafic de drogue se déplacent, où ils vont et d’où ils viennent, et donc de pouvoir, avec ça aussi, démanteler des réseaux », explique le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur MR Bernard Quintin.


















