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Le Comité P plaide pour une procédure de traitement des plaintes inscrite dans la loi et la mise en place d’une plate-forme unique permettant un enregistrement uniforme de ces plaintes.
Une telle procédure et un tel système d’enregistrement uniforme des plaintes n’existent pas actuellement, relève le Comité permanent de contrôle des services de police à la suite d’une analyse portant sur 25 ans de monitoring du traitement des plaintes. Cette analyse révèle que le système actuel, fragmenté, est inadéquat, indique-t-il vendredi dans un communiqué.
«Le Comité P ne dispose actuellement pas d’informations exploitables et uniformes sur les plus de 5.000 plaintes déposées directement auprès des services de police chaque année, ni sur la façon dont ces plaintes ont été traitées», déclare sa présidente, Kathleen Stinckens.
Un système «obsolète, inutilisable et qui doit être remplacé»
Selon le Comité P, le principal obstacle est le système informatique KLFP. «Ce système ne fournit pas un aperçu fiable et complet des plaintes, des décisions d’enquête ni du suivi des plaintes. Il n’est utilisé que par une minorité de services de police, son utilisation n’est pas rendue obligatoire par la loi et, les données saisies ne peuvent plus être importées automatiquement dans la base de données du Comité P depuis un certain temps.» A ses yeux, le système KLFP est «obsolète, inutilisable et doit être remplacé». Ce constat est partagé par l’Inspection générale de la police fédérale et de la police locale (AIG).
Selon le Comité P, la responsabilité du suivi des plaintes pourrait être plus clairement confiée au service de contrôle interne de la police, l’AIG agissant en deuxième ligne, notamment pour le suivi et les enquêtes. Le Comité P interviendrait, quant à lui, en troisième ligne, en tant qu’observateur et organe de contrôle externe, et en traitant lui-même les plaintes et les enquêtes qu’il ne transmet pas.


















