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L’indexation au-dessus des 4.000 euros de salaire, c’est fini : la mesure entrera bientôt en vigueur

par RTL info avec Belga

L’indexation en centimes entrera en vigueur à partir du mois de juin, selon la loi-programme déposée par le gouvernement fédéral. La mesure de modération salariale se fera donc déjà sentir cette année dans certains secteurs.

Le gouvernement fédéral a décidé d’appliquer à deux reprises une indexation plafonnée des salaires et des allocations au cours des prochaines années : les montants qui dépassent les 4.000 euros de salaire brut mensuel et les 2.000 euros d’allocations et de pensions ne seront pas indexés au-delà de cette limite. Les entreprises devront toutefois reverser la moitié des économies réalisées sur les coûts salariaux au Trésor public.

 

 

La loi-programme prévoit désormais que l’indexation en centimes entrera en vigueur à partir du mois de juin. Rien ne changera donc avant 2027 pour environ la moitié des secteurs, ceux qui appliquent leur indexation annuelle en janvier. Pour les salaires des fonctionnaires et les allocations, l’indice pivot devrait être dépassé en novembre et les effets du plafonnement de l’indexation ne s’appliqueraient alors qu’en février 2027.

Plusieurs secteurs concernés à 2026

Certains secteurs procéderont par contre à l’indexation d’ici la fin de l’année. « L’un des premiers à ressentir l’indexation en centimes est le secteur métallurgique, qui applique une indexation annuelle en juillet », annonce Geert Vermeir, expert juridique chez le prestataire de services de ressources humaines SD Worx. « D’autres secteurs suivront, notamment les banques, la construction, l’énergie et le nettoyage. »

 

 

« Une semaine après que le Conseil central de l’économie (CCE) a indiqué dans des rapports officiels que, malgré l’indexation, les salaires (belges) augmentent moins vite que dans nos pays voisins, le gouvernement De Wever s’attaque fortement au portefeuille des citoyens », a réagi le président de la FGTB, Bert Engelaar. « Ils subiront les conséquences de deux sauts d’index allégés durant le reste de leur carrière. »

Le responsable syndical estime que le gouvernement « fait payer la facture du déficit budgétaire à ceux qui souffrent déjà d’un déficit salarial. Entretemps, les marges bénéficiaires brutes des entreprises grimpent et environ 16 milliards d’euros sont consacrés chaque année à la réduction des cotisations patronales et des subventions salariales », dénonce-t-il.

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