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« On n’est pas prêts » : la Belgique a du retard sur une arme de guerre moderne, le ministre de la Défense compte le résorber

par RTL info avec Claire Carosone et Steve Damman
Dans le conflit au Moyen-Orient, les drones jouent un rôle capital et en la matière, notre pays accuse du retard. Le ministre de la Défense entend le combler grâce notamment à un centre de formation situé à Zeebruges. Chaque année, 800 militaires y seront formés et pour ce faire, ils pourront utiliser un drone de formation 100 % belge.

Léger et maniable, le nouveau drone utilisé pour la formation des militaires est découvert par le ministre de la Défense ce mardi, qui confirme un besoin urgent de mettre l’armée belge à la page sur l’usage des drones.

« Nous avons besoin de beaucoup de capacités sur les drones. C’est clair que c’est un défi pour notre armée parce qu’on a peu de capacités. On n’est pas prêts pour la manière de faire la guerre par exemple comme en Ukraine. On doit apprendre et développer vraiment des doctrines. Beaucoup de militaires doivent être formés », explique-t-il.

Dans ce centre de formation de Zeebruges, 800 militaires par an vont apprendre à piloter des drones, des engins fabriqués par une coalition d’entreprises belges. « On est déjà en train d’employer cet engin qu’on a fabriqué nous-mêmes pour justement donner les formations parce que justement les composants, qui sont dans le drone, doivent être belges. L’objectif c’était de former des gens, mais comme il n’y avait que des engins chinois et américains et israéliens et des autres nationalités, c’était un no-go », précise Elwin Van Herck, directeur de Noordzee Drones.

Depuis 2017, l’armée accélère sa « dronisation » : d’ici à 2030, elle prévoit l’acquisition de 1.500 drones de reconnaissance et de combat. Un développement en coopération avec les partenaires de l’OTAN alors que la technologie des drones est devenue un enjeu crucial de défense.

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