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Le président français Emmanuel Macron a proposé à huit pays, dont la Belgique, de participer à un projet visant à étendre le « bouclier nucléaire » français à d’autres États européens.
Pour Maxime Prévot, cette piste mérite d’être examinée.« La dimension de bouclier nucléaire français que le Président Macron propose finalement d’étendre à d’autres pays européens, dont la Belgique, me semble être une bonne idée », dit-il.
Selon lui, l’Europe s’est « trop longtemps reposée sur le parapluie de protection américain » et doit aujourd’hui renforcer sa propre défense.
Concrètement, cela pourrait signifier que des avions français équipés d’armes nucléaires puissent utiliser des bases aériennes belges, comme dans d’autres pays européens, dans une logique de protection commune.
L’objectif, insiste-t-il, reste la dissuasion : « L’objectif, évidemment, c’est la dissuasion. Ce n’est pas de provoquer des conflits, c’est d’être suffisamment craint que pour que nous ne soyons pas une proie. »
Pas d’entrée en guerre
Cette coopération accrue signifie-t-elle que la Belgique se prépare à entrer en guerre ? Maxime Prévot se veut rassurant.
« Je ne pense pas que nous soyons à deux doigts de basculer vers une guerre à laquelle la Belgique apprêterait son concours », indique le ministre des Affaires étrangères.
Autrement dit, le pays n’est pas sur le point de s’engager militairement dans un conflit. Le ministre souligne néanmoins l’importance de la solidarité entre alliés : « Nous devons en principe de solidarité rester en écoute des besoins ou soutiens qui pourraient être exprimés et qu’on analyserait le cas échéant. »
















