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La mort d’Ali Khamenei, « une déclaration de guerre contre les musulmans chiites », selon le président iranien : sont-ils présents sur notre sol ?

par RTL info
Le conflit au Moyen-Orient depuis quelques jours à la suite de l’attaque américain sur des sites iraniens. Un durcissement du conflit qui a également des répercussions chez nous. Doit-on craindre quelque chose ? Quelle est la situation dans notre pays ?

Le conflit qui sévit au Moyen Orient a des répercussions chez nous : un conseil national de sécurité se réunira jeudi pour évaluer le risque de menace terroriste. Cette menace a-t-elle augmenté depuis ce week-end ?

En soi, non, mais le risque est déjà élevé : le niveau actuel est de 3 sur une échelle qui en compte 4, ce qui signifie qu’une attaque est jugée possible et vraisemblable.

« Selon l’organe de coordination pour l’analyse de la menace, les intérêts israéliens, américains et iraniens font l’objet d’une attention particulière. À ce stade, il n’y a pas d’indices de menace concrète en Belgique mais certains propos inquiètent : d’abord ceux du président iranien qui a déclaré que la mort d’Ali Khamenei était ‘une déclaration de guerre contre les musulmans et en particulier contre les chiites partout dans le monde’», commente notre experte judiciaire Dominique Demoulin. « Dans la foulée, l’Ayatollah Shirazi, que l’on dit très influent, a appelé au djihad armé contre les États-Unis et Israël ».

Citons encore cette fusillade dimanche matin dans un bar d’Austin au Texas. Un homme armé a tué 3 personnes et en a blessé 13 autres : il portait une chemise ornée du drapeau iranien et un coran a été retrouvé dans sa voiture. Le FBI a ouvert une enquête.

Présence de chiites en Belgique ?

Les Iraniens sont donc des musulmans chiites, minoritaires en Belgique, où les musulmans sunnites sont plus nombreux. « Ils sont principalement à Anvers et à Bruxelles, où on estime leur nombre entre 10.000 et 25.000. Selon des sources policières, on compte à Bruxelles deux mosquées iraniennes favorables au régime des mollahs, une mosquée irakienne, des Libanais chiite pro-Hezbollah et une petite communauté pakistanaise chiite. Ils sont plutôt discrets à quelques exceptions près : en 2018, le pseudo-diplomate Asadollah Assadi avait planifié un attentat contre l’opposition iranienne. Il avait été condamné à Anvers et finalement échangé contre Olivier Vandecasteele », rappelle Dominique Demoulin.

En janvier 2020, une centaine de personnes, à la fois des pro-régime et des membres de groupes pacifistes avaient manifesté à Bruxelles contre l’assassinat par les Américains du général iranien Quassem Soleimani.

Dans ce contexte de nouvelle menace, l’OCAM vient de communiquer les chiffres de 2025 concernant les personnes faisant l’objet d’un suivi prioritaire et ce nombre est en légère baisse : de 3 % par rapport à 2024. L’an dernier, 555 extrémistes étaient surveillés et l’immense majorité d’entre eux, 86 %, relève de l’extrêmisme islamiste.

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