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La saison pollinique 2026 a officiellement commencé depuis le 26 janvier, selon le réseau national de surveillance aérobiologique AirAllergy de Sciensano.
Les premiers pollens de l’aulne et du noisetier ont déjà été mesurés dans l’air. Les personnes sensibles au pollen de ces arbres peuvent développer des symptômes allergiques.
Au CHU de Namur, les premiers patients sont d’ailleurs déjà venus consulter pour cette raison, rapporte le chef du service de pneumologie, Dominique Butenda : « On a des gens qui viennent déjà avec des symptômes de rhinites allergiques, à savoir des éternuements, une obstruction nasale et des écoulements. Ces symptômes arrivent de plus en plus fréquemment, on commence à voir ces patients-là en consultation actuellement. »
Pour les personnes concernées, le spécialiste avance : « Les conseils qu’on recommande essentiellement, c’est surtout bien aérer les pièces, éviter de rapporter les graines pollens dans la maison et si les symptômes sont très importants, c’est de consulter le médecin traitant pour voir dans quelle mesure on peut mettre un traitement, à savoir des antihistaminiques ou un traitement local pour contrôler les symptômes. »
Une période plus courte, mais plus intense
Cette année, la période de floraison du noisetier coïncide cette année fortement avec celle de l’aulne. « Cette synchronisation peut entraîner une exposition plus intense au pollen de ces deux espèces », explique Nicolas Bruffaerts, collaborateur scientifique au service de Mycologie et Aérobiologie de Sciensano. « Au lieu d’une dispersion progressive sur plusieurs semaines, un pic de pollen plus concentré peut se produire, ce qui augmente le risque de réactions allergiques importantes chez les personnes sensibles. »
















