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J’ai pris le volant de ce SUV urbain pendant une semaine complète pour effectuer mes trajets du quotidien. Avec sa calandre fermée, ses inserts en plastique brut et sa signature lumineuse, je dois avouer qu’il a une très bonne tête et inspire la robustesse fidèle à la marque. Doté du moteur de 174 chevaux, j’ai trouvé son comportement plutôt volontaire et agréable à mener. Cependant, l’amortissement m’a semblé vraiment trop ferme pour un usage urbain, dégradant le confort général. Ce qui m’a le plus frustré à bord, c’est l’extrême lenteur de son système d’infodivertissement, qui rend chaque action laborieuse, y compris le simple fait de vouloir ajuster le volume audio. De plus, j’ai pu constater que la motricité du train avant montre très vite ses limites dès que la chaussée est humide.
Autonomie et recharge
Sous le plancher, la version intermédiaire que j’ai essayée cache une batterie LFP d’une capacité de 61 kWh brut. Sur le papier, Suzuki promet une autonomie WLTP de 426 km. Mais dans la vraie vie, confronté au froid et à mes trajets autoroutiers, ma consommation s’est envolée à 24,5 kWh/100 km, réduisant mon rayon d’action réel à un peu plus de 200 km par charge. Pire encore, la vitesse de recharge n’est clairement pas à la hauteur des standards actuels. Le constructeur ne communique même pas la puissance maximale tolérée, qui reste largement sous la barre des 100 kW. Sur une borne ultra-rapide, j’ai dû patienter 45 minutes pour passer de 10 à 80 %, avec une puissance de charge stabilisée autour de 52 kW.
Conclusion
En conclusion, le Suzuki e Vitara m’a laissé sur ma faim. Proposé au prix de 39 770 € dans cette version d’essai (incluant une option peinture à 780 €), il fait payer très cher ses faiblesses techniques. S’il ravira peut-être par son look de petit baroudeur, ses temps de charge interminables et sa forte consommation le pénalisent lourdement. Si vous prévoyez d’emprunter régulièrement l’autoroute, je ne peux que vous conseiller de passer votre chemin.


















