Accueil Actu Magazine Automobile

Une semaine au volant de la Volvo ES90 : un détail « bricolage » qui fâche à 91.000 €

par Olivier Arnould
La nouvelle grande berline électrique suédoise promet confort royal et technologie de pointe. Après une semaine d’essai hivernal, la Volvo ES90 séduit par son ambiance scandinave unique, mais justifie-t-elle son tarif élitiste ? Verdict.

Dès l’installation à bord de cette finition Ultra, l’ambiance « cocon scandinave » opère. Ce qui frappe immédiatement, c’est le silence de fonctionnement et la qualité de l’amortissement pneumatique qui gomme la route. J’ai adoré la conduite à une pédale (« One Pedal »), parfaitement calibrée pour une conduite coulée. Le système d’infodivertissement, toujours piloté par Google (Android Automotive), reste pour moi une référence de fluidité et de précision, notamment pour la planification des trajets.

Cependant, tout n’est pas parfait. Si la signature lumineuse avant en « marteau de Thor » impose le respect, la partie arrière massive me convainc moins. À l’intérieur, les commandes « piano black » sur le volant sont salissantes et font peu qualitatives. Pire, l’intégration de la caméra arrière pour le rétroviseur numérique, collée sous la vitre, fait vraiment « bricolage » et manque d’efficacité la nuit.

Autonomie et recharge

Sous le capot, ou plutôt sous le plancher, cette version propulsion (Single Motor) affiche une autonomie théorique WLTP de 651 km. Dans la réalité de mon essai, avec des températures basses (entre -1 et 11°C) et beaucoup d’autoroute, la consommation s’est établie à 21 kWh/100 km. Cela offre une autonomie réelle d’environ 400 km, ce qui est correct pour un véhicule de ce poids.

Le point fort réside dans l’architecture 800V. Sur une borne rapide, la puissance de charge monte à 310 kW. J’ai pu vérifier la promesse constructeur : passer de 10 à 80 % n’a pris que 23 minutes (contre 22 annoncées), un excellent score qui facilite les longs voyages.

Conclusion

Cette Volvo ES90 est une réussite indéniable pour ceux qui rejettent l’austérité des allemandes. Elle offre un confort de haut vol et, si vous optez pour l’incroyable système audio Bowers & Wilkins (option à 3.290 €), une expérience sonore digne du studio Abbey Road. Toutefois, avec un modèle d’essai affiché à 91.040 € (options incluses), le volume de coffre moyen (424 L) et les quelques errances de finition sont regrettables. Elle reste une voyageuse apaisante, chère, mais attachante.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus