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Une semaine au volant du Hyundai Ioniq 9 : un salon roulant de 2,6 tonnes qui a besoin de beaucoup d’énergie

Par Olivier Arnould
J’ai testé le nouveau géant électrique de Hyundai sur les routes enneigées de Belgique. Cousin technique du Kia EV9, ce Ioniq 9 promet luxe et espace pour sept personnes. Mais le froid hivernal a révélé un appétit énergétique gargantuesque.

Dès les premiers mètres, je me transforme en capitaine de navire. Ce Hyundai Ioniq 9 est un gros bateau orienté confort, loin de toute prétention sportive malgré ses 428 chevaux. L’espace à bord est gigantesque, offrant un véritable salon où même des adultes d’1,90 m voyagent confortablement au troisième rang. Si les sièges massants sont un régal pour les longs trajets, certains plastiques intérieurs déçoivent et manquent de classe pour un véhicule qui vise le haut de gamme.

Autonomie et recharge

Sur le papier, cette version Performance à transmission intégrale promet jusqu’à 600 km d’autonomie selon la norme WLTP. La réalité de mon essai hivernal est bien plus brutale. Avec des températures proches de zéro et des trajets autoroutiers, ma consommation moyenne s’est envolée à 34 kWh/100 km. À ce rythme, l’autonomie réelle fond à environ 300 km, bien loin des chiffres théoriques. Heureusement, l’architecture 800V sauve la mise à la borne. J’ai pu recharger la batterie de 10 à 80 % en 25 minutes malgré le froid, soit à peine une minute de plus que les 24 minutes promises par le constructeur dans des conditions idéales.

Conclusion Le Hyundai Ioniq 9 est un transporteur familial exceptionnel, puissant et suréquipé, capable d’accueillir sept personnes dans un confort royal. Cependant, son comportement pataud et sa consommation excessive en hiver tempèrent l’enthousiasme. Affiché à 87 899 € pour notre modèle d’essai finition Calligraphy, on est en droit d’attendre des matériaux plus nobles, un domaine où son cousin le Kia EV9 fait assurément mieux.

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