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« Pneumonies, bronchites, grippes… » : le niveau d’alerte pour les infections respiratoires passe en code orange en Belgique

Par RTL info avec Michael Menten, Marius Chode et Belga
C’est une première depuis 2024. Le Risk Management Group (RMG) passe le niveau d’alerte pour les infections respiratoires en code orange en Belgique, ce qui laisse entrevoir le retour du port du masque dans les lieux les plus fréquentés.

C’est une première depuis 2024 : le Risk Management Group (RMG) a annoncé ce jeudi le passage en code orange pour les infections respiratoires en Belgique. Ce changement de niveau d’alerte intervient alors que les services hospitaliers, notamment les urgences, peinent à faire face à l’afflux de patients souffrant de troubles respiratoires. Le basculement du code jaune à l’orange signifie que la circulation virale est désormais forte, alors qu’elle était jusqu’ici considérée comme modérée.

« Depuis un bon mois, nous avons beaucoup de patients qui viennent pour des problèmes respiratoires : des pneumonies, des bronchites… qui nécessitent une hospitalisation. On a plusieurs cas de grippe par jour. La capacité est vraiment à son maximum », témoigne Aurélie Haubruge, infirmière cheffe adjointe au service des urgences à la clinique Saint-Luc de Bouge. « Les conséquences, c’est que les patients restent beaucoup plus longtemps aux urgences, voire jusqu’à 24h en attendant qu’une place se libère à l’étage. »

Une majorité d’admissions pour des problèmes respiratoires

Selon l’infirmière, 60 à 70 % des admissions actuelles sont liées à des troubles respiratoires. Chaque jour, plusieurs cas de grippe sont confirmés. « Au départ, les patients sont placés en isolement le temps de faire les tests pour vérifier s’il s’agit de la grippe », précise-t-elle. « Quand la grippe n’est pas confirmée, on peut enlever l’isolement. Cela nous permet de travailler un peu plus librement. »

Les médecins généralistes appellent à une extrême prudence. Dominique Henrion, médecin généraliste, rappelle l’impact de la grippe de l’an dernier : «L’année dernière, c’était une grippe assez terrible et ça a fait, quand on regarde les chiffres de surmortalité, pas loin de 2.800 morts supplémentaires. Ça tue, malheureusement, quasiment uniquement des gens de plus de 65 ans.»

Masque recommandé et précautions renforcées

Ce contexte a conduit le Risk Management Group à recommander le retour au port du masque dans certaines situations, sans toutefois le rendre obligatoire. « Il y a une circulation importante d’infections respiratoires qui exerce désormais une grande pression sur le système de santé », souligne l’instance sanitaire.

Concrètement, le code orange implique les recommandations suivantes :

  • Rester chez soi en cas de maladie ;
  • Porter le masque en présence de symptômes légers, pendant au moins cinq jours après leur apparition ;
  • Utiliser le masque dans les lieux très fréquentés ou lors de contacts avec des personnes vulnérables ou du personnel soignant ;
  • Maintenir une distanciation sociale dans les transports en commun, les événements en intérieur et lors de voyages internationaux.

Dans les hôpitaux, le port du masque est également recommandé pour tout visiteur et lors de chaque contact avec des patients.

Mesures sur les lieux de travail

Le RMG insiste également sur l’importance de l’aération et de la ventilation dans les espaces partagés. Sur les lieux de travail, des mesures supplémentaires sont conseillées : limiter le nombre de personnes dans une même pièce, installer des écrans de protection ou encore favoriser le télétravail quand cela est possible.

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