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"RussiaGate": des eurodéputés soupçonnés d'avoir reçu de l'argent et participé à la propagande de la Russie

Après le "Qatargate", une nouvelle affaire de corruption secoue le Parlement Européen.

Un an et demi à peine après le Qatargate, va-t-on désormais parler d'un "Russiagate"? Un portail Pro-Kremlin est soupçonné d'avoir participé à la propagande russe dans les rangs du Parlement Européen. L'institution qui se serait bien passée de cette nouvelle affaire, à deux mois des élections.

Le site "Voix de l'Europe" serait la voix du Kremlin au Parlement Européen. Il y a encore quelques jours, "Voice of Europe" se présentait comme une initiative citoyenne, visant à mettre en lumière visant à mettre l'humain au centre des décisions européennes.

Mercredi, le gouvernement tchèque a fermé le site. Les services de renseignements de sept pays européens avaient déjà des soupçons de corruption. Ceux-ci ont été fermés par le Premier ministre ce jeudi. "Il semblerait que la Russie ait approché des parlementaires européens et aussi payés pour diffuser la propagande russe", a annoncé Alexander De Croo. "Il y a de la pression extérieure, mais aussi une collaboration intérieure au sein même de notre pays, aux plus hauts échelons de nos institutions démocratiques."

Des perquisitions ont permis aux services polonais et tchèques de mettre la main sur 48.500 euros et 36.000 dollars. Les destinataires de ces billets : l'extrême droite. "Il y a une partie 'désinformation' avec le portail Voice of Europe et dans ce volet-là, il y a un élu belge du Vlaams Belang, Filip de Winter qui est impliqué", explique Louis Colart, journaliste au pôle Enquêtes du journal Le Soir. "Il a accordé un entretien à ce portail en septembre dernier." Il existe un autre volet : celui de la corruption. "On a des eurodéputés qui sont soupçonnés d'avoir reçu de l'argent." 

L'oligarque russe Viktor Medvedtsjoek est à la tête de ce site web. Il s'agit d'un proche de Vladimir Poutine, arrêté en Ukraine et échangé contre des prisonniers de guerre russes en 2022. 

Pas d'enquête en Belgique

Craignant un "QatarGate bis", le Parlement européen dit examiner ces allégations. En Belgique, les services de renseignement suivent le dossier près, bien qu'une enquête judiciaire n'ait été ouverte.
 

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