Partager:
Dans plusieurs communes du Sud-Ouest français, le paysage est méconnaissable. De l’eau à perte de vue, des routes englouties et des équipements publics totalement submergés. Par endroits, une route disparaît directement dans la Garonne. Ailleurs, un terrain de rugby n’est identifiable qu’à ses poteaux qui dépassent des flots.
En Gironde, dans le petit village de Bassane, la majorité des habitants a été évacuée. Ceux qui ont choisi de rester doivent s’adapter à des conditions de vie très dégradées. Le maire, Richard Gauthier, organise lui-même des livraisons… en bateau. « On va amener 25 kilos de maïs à une dame qui a des poules. Elle est à 5 minutes en bateau », explique-t-il.
« Je suis habituée »
Si beaucoup ont quitté leur domicile, certains refusent de partir. Charlotte, une riveraine, assume son choix : « Je suis habituée aux inondations. Ma maison est solide. »
La commune a déjà connu des crues par le passé, mais rarement d’une telle ampleur. Les habitants décrivent une situation exceptionnelle, conséquence d’une succession de perturbations météorologiques, dont la tempête Nils jeudi dernier. Ce lundi, la Gironde et le Lot-et-Garonne restent placés en vigilance rouge. Quatorze autres départements sont en vigilance orange.
Le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Étienne Guyot, se veut prudent : « On a vraisemblablement atteint le pic mais on est sur un plateau, c’est-à-dire qu’on ne va pas redescendre tout de suite. Vous voyez comme moi la pluie qui reprend. Aujourd’hui, demain, des risques de rafales aussi à l’intérieur des terres et sur le littoral qui font que les circonstances météo ne sont pas bonnes. »
De nouvelles pluies intenses sont attendues ce lundi et mardi, avec un risque de reprise des crues. Les autorités n’envisagent pas de retour à la normale avant la fin de la semaine.

















