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« Les crues dans l’Ouest exigent une mobilisation totale », a lancé le Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a promis « une indemnisation au plus vite » pour les victimes et a réuni à Matignon cinq ministres, trois préfets de région et des professionnels de la Sécurité civile et de Météo-France.
Vendredi dans son bulletin de 06H00, l’organisme de prévision a placé en rouge, plus important niveau d’alerte, la Loire-Atlantique, la Charente-Maritime et le Maine-et-Loire, mais a rétrogradé la Gironde et le Lot-et-Garonne en vigilance orange.
Avec 37 jours de pluie consécutifs, il s’agit de la plus longue période de précipitations depuis le début des mesures en 1959.
Dans les rues de Saintes, l’eau est montée à 45 cm au-dessus des trottoirs
À Saintes, en Charente-Maritime, plus de 1.000 maisons sont touchées, dont la moitié inondée, selon un bilan de la mairie. Selon RTL France, l’eau est montée à 30-45 cm au-dessus des trottoirs. « C’est très impressionnant », dit Victor, un des 60 bénévoles qui arpentent les rues de Saintes. « On passe dans les rues, et les gens nous interpellent pour nous demander des parpaings, des sacs de sable. Nous demander de les aider à monter les meubles », décrit-il.
« Je viens livrer des courses à une personne âgée », dit Cyril, lui aussi solidaire. « Elle ne peut pas sortir de chez elle ».
« C’est très long, c’est surtout très anxiogène, dit le maire de la ville, Bruno Drapron. Beaucoup de personnes n’avaient jamais vécu des inondations de cette ampleur-là. Il y a mille maisons impactées aujourd’hui. On se rapproche de la crue de 1961 ou de 1982 ».
À Saintes, la solidarité continue et s’annonce même après : pour le grand nettoyage qui s’annonce titanesque.

















