Partager:
Sous les ovations des élus républicains, Donald Trump s’est adressé aux congrès, comme un pasteur évangélique à ses fidèles. Il ne faut pas l’écouter, il faut le croire ! D’où ces mantras : « Notre nation est de retour », « L’inflation chute, les revenus augmentent vite, l’économie est florissante comme elle ne l’a jamais été ». Nous assistons à « l’âge d’or des États-Unis ».
Ce discours était baptisé « L’Amérique a 250 ans : forte, prospère et respectée ». On célébrera en effet cette année les 250 ans de l’indépendance et, à cette occasion, Donald Trump veut apparaître comme le plus grand président depuis George Washington. Mais ce n’est pas gagné…
Selon une moyenne des dernières enquêtes d’opinion, seuls 41,5 % de ses concitoyens approuvent son action et plus de 55 % la désapprouvent. Or, le sujet principal pour la population c’est l’économie et surtout le pouvoir d’achat : 47 % des Américains estiment qu’il s’est dégradé. En effet, malgré une baisse, l’inflation s’établi toujours à 2,6 %. Dans ce domaine, Donald Trump recueille à peine 34 % d’opinion favorable.
Sa spectaculaire action sur les droits de douane, récemment retoquée par la cour suprême, ne suscite pas l’enthousiasme : à peine 38 % de ses concitoyens s’y disent favorables. Quant à sa politique d’immigration son approbation est en chute libre, moins 12,4 % en un an.
À noter que 65 % des Américains estiment que la police des frontières et l’I.C.E ont été trop loin à Minnéapolis. Or, Trump n’a pas évoqué les événements tragiques qu’a connus la ville, et quand il a parlé du Minnesota, l’État dont Minneapolis est la capitale, c’était pour dire que les membres de la communauté somalienne y avaient pillé 19 milliards de dollars aux contribuables américains.
Autre sujet absent : l’affaire Epstein. Or, il y avait dans la tribune du public face à lui, une survivante, et des familles de victimes du milliardaire et il n’a pas eu un seul regard dans leur direction. Sur plan international, même auto satisfaction : le Venezuela est devenu un ami qui a fourni aux États-Unis 80 millions de barils de pétrole. Quant aux Iraniens, « ils travaillent à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis »… mais il a répété sa « préférence » pour une résolution diplomatique.
On notera enfin son insistance à faire adopter une loi électorale plus restrictive. L’idée est d’influencer les élections de mi-mandat en novembre prochain qui renouvelleront une partie du congrès. Seulement, sur les 14 élections de ce type qui se sont tenues depuis 1945, le parti présidentiel en a perdu 12.
















