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Intervention américaine au Venezuela : des tirs entendus autour du Palais présidentiel à Caracas

Par RTL Info avec Belga
Les États-Unis ont mené une opération militaire de grande ampleur samedi 3 janvier au Venezuela. Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés par l’armée américaine.

Une opération militaire de grande ampleur a été menée par les État-Unis samedi 3 janvier au Venezuela, au nord de l’Amérique du sud. Caracas, la capitale, a été touchée par plusieurs frappes aériennes. Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés par l’armée américaine. Ils sont accusés par Washington de « narcoterrorisme » et importation de cocaïne aux Etats-Unis.

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05h03 > L’opposante Machado dit vouloir retourner «le plus vite possible» dans son pays

Maria Corina Machado, cheffe de l’opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de revenir «le plus vite possible» dans son pays, deux jours après la capture du président Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine.

«Je prévois de retourner au Venezuela le plus vite possible», a-t-elle déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, sans dire le lieu où elle se trouve. Maria Corina Machado a aussi vivement critiqué Delcy Rodriguez, investie lundi présidente par intérim du Venezuela, estimant qu’elle était «l’une des principales architectes de la torture» imputée au gouvernement vénézuélien.

03h45 > Des tirs autour du Palais présidentiel à Caracas, une situation sous contrôle selon une source proche du pouvoir

Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores de Caracas lundi vers 20H00 (00H00 GMT mardi), selon plusieurs témoins contactés par l’AFP, mais ceux-ci ont cessé et la situation était sous contrôle selon une source proche du pouvoir qui a évoqué des vols de drones.

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AFP

Selon cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. Ces tirs surviennent un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par des troupes américaines au terme d’une attaque spectaculaire sur la capitale.

01h21 > L’administration Trump prévoit des discussions avec les compagnies pétrolières au sujet du Venezuela

L’administration du président américain Donald Trump souhaite rencontrer des représentants des compagnies pétrolières américaines afin de discuter des moyens d’accroître la production de pétrole au Venezuela. Politico l’a rapporté lundi, citant plusieurs sources internes. Reuters a également annoncé qu’une telle réunion est prévue plus tard cette semaine. Les États-Unis ont envahi le Venezuela le week-end dernier et ont enlevé le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse.

Ces rencontres avec les dirigeants des compagnies pétrolières sont cruciales pour la stratégie de l’administration visant à relancer les activités des compagnies pétrolières américaines dans ce pays d’Amérique du Sud. Le gouvernement vénézuélien a pris le contrôle des opérations énergétiques menées par les États-Unis il y a près de vingt ans.

Selon plusieurs dirigeants du secteur pétrolier, les trois plus grandes compagnies pétrolières américaines, ExxonMobil, ConocoPhillips et Chevron, n’ont pas encore entamé de discussions avec le gouvernement au sujet du départ forcé de Maduro. Cela contredit les déclarations faites par le président américain Donald Trump le week-end dernier.

Dans un communiqué officiel, la Maison Blanche s’est dite confiante que « toutes les compagnies pétrolières américaines sont prêtes à réaliser d’importants investissements au Venezuela ».

01h18 > Après sa capture, Maduro affirme au tribunal à New York être un «prisonnier de guerre»

Confronté pour la première fois à la justice américaine depuis sa capture, le chef de l’État vénézuélien déchu Nicolás Maduro a déclaré lundi qu’il était un «prisonnier de guerre», en plaidant non coupable à New York d’accusations de trafic de drogue. Il lui est reproché de s’être allié avec des mouvements de guérilla et des cartels criminels pour «acheminer des tonnes de cocaïne vers les États-Unis».

Ce croquis d’audience montre l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro (au centre), lors de sa comparution au tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan le 5 janvier 2026 à New York, accompagné de ses avocats Barry Pollack (à gauche) et Mark Donnelly (à droite).
Ce croquis d’audience montre l’ancien président vénézuélien Nicolas Maduro (au centre), lors de sa comparution au tribunal fédéral Daniel Patrick Moynihan le 5 janvier 2026 à New York, accompagné de ses avocats Barry Pollack (à gauche) et Mark Donnelly (à droite). - Jane ROSENBERG / AFP

Vêtu d’un pantalon beige, T-shirt orange avec par-dessus un haut noir, vêtements probablement fournis au moment de son incarcération, Nicolás Maduro, 63 ans, a démarré en déclarant: «Je suis le président de la République du Venezuela et je suis ici kidnappé depuis samedi 3 janvier. J’ai été arrêté à mon domicile à Caracas, au Venezuela...».

00h15 > Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas, affirme le Pentagone

Près de 200 soldats américains sont intervenus à Caracas dans la nuit de vendredi à samedi pour capturer Nicolás Maduro, a affirmé lundi le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth .L’opération américaine, très critiquée à l’étranger, a été menée en quelques heures avec plus de 150 appareils au milieu de la nuit dans la capitale du Venezuela.

«Près de 200 de nos plus grands Américains sont allés dans le centre de Caracas» lors de l’assaut qui a mené à la capture du président du pays, a déclaré lundi Pete Hegseth lors d’un discours. Aucun d’entre eux n’est mort, a-t-il répété .Trente-deux membres des services de sécurité cubains ont été tués lors de l’assaut américain, a pour sa part affirmé La Havane, alliée de Caracas.

Les informations du lundi 5 janvier

21h02 > Des milliers de partisans de Maduro manifestent à Caracas pour sa libération

Des milliers de partisans du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à Caracas pour sa libération, ont constaté lundi des journalistes de l’AFP. Organisée à l’appel du pouvoir, la manifestation se déroule en parallèle à l’investiture de la présidente par intérim Delcy Rodriguez et alors que M. Maduro, emmené de force samedi par les Américains, a plaidé non-coupable devant la justice des Etats-Unis.

20h25 > Delcy Rodriguez investie présidente par intérim par l’Assemblée nationale

Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim du Venezuela, après avoir prêté serment devant l’Assemblée nationale tandis que Nicolas Maduro, capturé samedi, a plaidé non coupable pendant sa présentation à la justice américaine.

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«Je me présente avec douleur en raison de l’enlèvement de deux héros qui sont otages aux Etats-Unis. (...) J’ai aussi l’honneur de prêter serment au nom de tous les Vénézuéliens», a déclaré Mme Rodriguez qui était la vice présidente de M. Maduro et la première dans l’ordre de succession. Samedi, la Cour suprême lui avait ordonné d’assumer les fonctions de chef de l’Etat pendant 90 jours renouvelables. L’armée lui avait apporté son soutien dimanche.

19h45 > La présidente par intérim Delcy Rodriguez prêtera serment ce lundi

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez prêtera serment devant l’Assemblée nationale, a annoncé le président du Parlement.

«Aujourd’hui, tenant compte du mandat exercé par la Chambre constitutionnelle du Tribunal suprême de justice et conformément aux principes constitutionnels, la présidente par intérim de la République, l’avocate Delcy Eloina Rodriguez Gomez, prêtera serment», a déclaré Jorge Rodriguez.

19h17 > Le président de l’Assemblée nationale promet d’utiliser «toutes les procédures» possibles pour le retour de Maduro

Le président de l’Assemblée nationale vénézuélienne Jorge Rodiguez a promis d’utiliser «toutes les procédures» possibles pour obtenir le retour au Venezuela de Nicolas Maduro.

«Ma fonction principale dans les jours à venir (...) en tant que président de cette Assemblée nationale sera de recourir à toutes les procédures, à toutes les tribunes et à tous les espaces pour réussir à ramener Nicolas Maduro Moros, mon frère, mon président», a déclaré M. Rodriguez, lors de son discours à l’occasion de la première session de l’Assemblée nationale issue des législatives de mai 2025, boycottées par une grande partie de l’opposition.

18h43 > La prochaine audience aura lieu le 17 mars

Nicolas Maduro va rester incarcéré à New York et comparaîtra à nouveau le 17 mars, a ordonné le juge Alvin Hellerstein, qui conduisait l’audience à New York.

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18h36 > Erdogan à Trump : «le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l’instabilité»

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, proche du président vénézuélien Nicolas Maduro, a prévenu Donald Trump que «le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l’instabilité».

«Toute atteinte à la souveraineté du peuple et toute violation du droit international engendreront de graves complications au sein de l’ordre international, et non l’état de droit» a déclaré M. Erdogan à son homologue américain lors d’un entretien téléphonique, soulignant que «le Venezuela ne doit pas sombrer dans le chaos ou l’instabilité».

18h21 > Maduro plaide non coupable

Nicolas Maduro a plaidé non coupable devant un tribunal de New York, où il est poursuivi principalement pour trafic de drogue.

« Je suis toujours le président de mon pays », a déclaré Nicolas Maduro, cité par les médias américains, affirmant avoir été capturé et être innocent. « Je suis innocent, je ne suis pas coupable », a-t-il dit, selon la même source.

L’épouse de Nicolás Maduro, Cilia Flores, plaide aussi non-coupable.

18h14 > Maduro devant la justice américaine

La première comparution de Nicolás Maduro depuis son arrestation la semaine dernière a débuté devant un tribunal de Manhattan.

17h40 > « Ils reviendront », lance le fils de Maduro, député, à propos de son père et sa belle-mère

Le fils du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, Nicolas Maduro Guerra, dit « Nicolasito » (petit Nicolas), député réélu, a apporté lundi son « soutien inconditionnel » à la présidente par intérim Delcy Rodriguez, tout en assurant que son père et sa belle-mère, la première Dame Cilia Flores, « reviendront ».

« A toi, Delcy Eloina (Rodriguez), tout mon soutien inconditionnel pour la tâche si difficile qui t’incombe. Compte sur moi, compte sur ma famille ! », a-t-il lancé, ajoutant avec des tremolos dans la voix : « La patrie est entre de bonnes mains, papa ! »

« Plus tôt que tard ils seront avec nous, grâce à toute la lutte du peuple mobilisé à l’intérieur et à l’extérieur du pays, ils reviendront ! », a-t-il encore dit lors d’un discours en ouverture de la première session de la nouvelle Assemblée nationale issue des législatives de mai, boycottées par une grande partie de l’opposition.

17h29 > Si les Etats-Unis attaquaient un pays de l’Otan, ça serait la fin de « tout », prévient la PM danoise

Si les Etats-Unis attaquaient un pays de l’Otan, ça serait la fin de « tout », a prévenu la Première ministre danoise après de nouvelles menaces du président Trump d’annexer le Groenland, territoire autonome danois.

« Si les États-Unis choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’Otan, alors tout s’arrête. Y compris notre Otan et donc la sécurité mise en place depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale », a dit Mette Frederiksen à la télévision TV2, affirmant faire « tout (s)on possible pour que ce ne soit pas le cas ».

16h17 > Le chef de l’ONU réclame le respect de l’« indépendance politique » des Etats

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé au respect de l’« indépendance politique » des Etats après l’opération américaine choc au Venezuela dont les Etats-Unis assurent être désormais « aux commandes ».

« Dans des situations aussi confuses et complexes que celle à laquelle nous faisons face, il est important de respecter les principes », notamment « le respect des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des Etats », a-t-il déclaré dans un discours lu par la sous-secrétaire générale Rosemary DiCarlo lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité.

15h24 > « L’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance », déclare la présidente du Mexique

L’Amérique « n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance », a déclaré lundi la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, après l’opération militaire américaine au Venezuela.

« Le Mexique soutient fermement que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni à aucune puissance. Le continent américain appartient aux peuples de chacun des pays qui le forment », a affirmé la dirigeante de gauche, lors de sa conférence de presse quotidienne.

15h21 > Cuba observe deux jours de deuil national en hommage aux soldats tués lors des attaques

Sur l’île de Cuba, le gouvernement a décrété deux jours de deuil national lundi en mémoire des 32 Cubains tués lors des attaques américaines contre le Venezuela, selon un décret signé par le président Miguel Díaz-Canel.

Lundi et mardi, les drapeaux sur les bâtiments publics et les bases militaires seront mis en berne. Les festivités officielles sont également interdites pendant cette période.

15h09 > Le président colombien Petro se dit prêt à « reprendre les armes » face aux menaces de Trump

Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu’il allait « reprendre les armes », en réponse aux menaces de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tension croissante entre les deux pays après l’opération militaire américaine au Venezuela.

« J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989 mais pour la patrie je reprendrai les armes », a écrit le président colombien de gauche sur X.

13h34 > Nicolas Maduro escorté jusqu’au tribunal de New York

Le président vénézuélien et son épouse sont emmenés par les forces de l’ordre américaines au tribunal de New York. Ils doivent être présentés dans quelques heures à un juge, deux jours après avoir été enlevés à Caracas lors d’une opération militaire américaine.

Les images de télévision ont montré Nicolas Maduro, 63 ans, menotté et escorté par plusieurs agents des forces de l’ordre lourdement armés. Sa comparution initiale est prévue à partir de midi, soit vers 18h heure belge.

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Capture vidéo Reuters
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Capture vidéo Reuters
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Capture vidéo Reuters

Nicolás Maduro et son épouse ont été transférés au tribunal de New York où ils doivent comparaître ce lundi. Ils ont été filmés à la sortie d’une voiture, menottés et escortés vers un hélicoptère.

13h20 > Les avoirs du couple Maduro bloqués en Suisse

Le gouvernement suisse a ordonné lundi que soient bloqués « avec effet immédiat » les éventuels avoirs du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, afin d’« empêcher toute fuite de capitaux ».« D’autres personnes qui lui sont liées » sont également touchées par cette mesure mais « aucun membre du gouvernement vénézuélien en place n’est concerné », a indiqué le gouvernement dans un communiqué. L’épouse de Nicolas Maduro, Cilia Flores, des proches et d’anciens ministres sont également concernés par la mesure.

13h18 > Le Royaume-Uni soutient le Groenland après les propos de Donald Trump

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a affirmé lundi qu’il soutenait son homologue danoise Mette Frederiksen après les nouvelles menaces du président américain Donald Trump sur le Groenland.« Je la soutiens, et elle a raison sur l’avenir du Groenland », a déclaré le dirigeant britannique à des journalistes, ajoutant que « le Groenland et le Royaume du Danemark, et seulement le Groenland et le Royaume du Danemark, doivent décider de l’avenir du Groenland ».

12h24 > L’or et l’argent en hausse ce lundi

L’or et l’argent profitent lundi, en tant que valeurs refuge, de la remontée du risque géopolitique après l’enlèvement du président du Venezuela Nicolas Maduro samedi lors d’une opération militaire américaine.« Lorsque les gros titres sont sombres ou inquiétants, le métal jaune a la réputation de servir de réserve de valeur en période d’incertitude », souligne Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

En conséquence, note l’analyste, « face à la situation entre les États-Unis et le Venezuela, les investisseurs diversifient leurs placements » en se tournant davantage vers des « actifs considérés comme des valeurs refuges ».Vers 10H35 GMT (11H35, heure de Bruxelles), le prix d’une once d’or grimpait de 2,40 % à 4.436,40 dollars, gagnant une centaine de dollars par rapport à sa clôture de vendredi et évoluant non loin de son record de 4.549,92 dollars enregistré juste après Noël. Celui d’une once d’argent bondissait pour sa part de 4,77 % à 76,2950 dollars, après avoir atteint un sommet historique en fin d’année à 84,0075 dollars.

11h57 > Macron se désolidarise de « la méthode utilisée » par les États-Unis au Venezuela

Le président français Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la « méthode utilisée » par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Le chef de l’Etat français a aussi dit que Nicolas Maduro était « un dictateur » et que son départ était « une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens », a ajouté Maud Bregeon devant la presse. Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.

09h53 > « Maintenant, ça suffit » : le Premier ministre du Groenland répond à Donald Trump

« Maintenant, ça suffit », a réagi le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, face aux menaces répétées du président américain Donald Trump. Ce dernier souhaite annexer l’île danoise aux États-Unis. « Plus de pression, plus d’allusions. Plus de fantasmes d’annexion. Nous sommes ouverts au dialogue, aux discussions, mais celles-ci doivent se dérouler par les canaux appropriés et dans le respect du droit international », a déclaré le Premier ministre dans un message publié sur Facebook.

Dimanche soir, Trump a réitéré son souhait d’annexer le Groenland aux États-Unis. « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale », a-t-il déclaré à des journalistes à bord de l’avion présidentiel. « Il revêt actuellement une importance stratégique. Le Groenland est envahi par des navires russes et chinois. » Et d’ajouter : « Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois… parlons du Groenland dans 20 jours ».

09h14 > L’Iran appelle à la libération de Nicolas Maduro

L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a appelé lundi à la libération du président Nicolas Maduro, exfiltré vers les Etats-Unis après une spectaculaire intervention militaire américaine à Caracas pour l’arrêter.« Le président d’un pays et son épouse ont été enlevés. Il n’y a pas lieu d’être fier, c’est un acte illégal », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. « Comme l’a souligné le peuple vénézuélien, son président doit être libéré », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse hebdomadaire à Téhéran à laquelle a assisté l’AFP.

Téhéran a encore assuré que ses relations avec Caracas restaient inchangées. « Nos relations avec tous les pays, y compris le Venezuela, sont fondées sur le respect mutuel et le resteront », a précisé Esmaïl Baghaï. « Nous sommes en contact avec les autorités vénézuéliennes », a-t-il ajouté.

08h23 > Donald Trump assure également suivre la situation en Iran de près

À la suite d’informations faisant état de victimes mortelles lors des récentes manifestations contre le gouvernement en Iran, le président américain Donald Trump a de nouveau menacé d’intervenir contre les dirigeants de Téhéran. « S’ils commencent à tuer des gens, comme ils l’ont déjà fait par le passé, alors, selon moi, ils seront sévèrement pris en charge par les États-Unis », a déclaré Trump. Les mesures que les États-Unis pourraient éventuellement envisager ne sont pas claires.

Les manifestations en Iran, principalement provoquées par une crise économique et une inflation très élevée, durent depuis plus d’une semaine. Selon une organisation de défense des droits humains, au moins 19 manifestants ont été tués jusqu’à présent. Des centaines d’autres ont été blessés et arrêtés, a rapporté dimanche Iran Human Rights, basée à Oslo. En outre, les autorités auraient utilisé des armes lourdes dans certaines régions pour réprimer les protestations.

08h13 > Le président colombien répond à Donald Trump : « Cessez de me calomnier »

Le président colombien Gustavo Petro a rejeté dimanche les menaces et accusations de son homologue américain Donald Trump qui l’accuse sans preuve d’être un narcotrafiquant, à l’instar du président vénézuélien capturé au cours du weekend.« Mon nom (…) n’apparaît pas dans les dossiers judiciaires sur le trafic de drogue. Cessez de me calomnier, M. Trump », a fustigé M. Petro.

Gustavo Pedro.
Gustavo Pedro. - AFP

Le président colombien, de gauche, est très critique de l’action militaire du gouvernement Trump dans la région. Il accuse les États-Unis d’avoir enlevé Nicolás Maduro «sans base légale». Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi après des bombardements de Washington sur la capitale.

08h04 > Le cours du pétrole en recul ce lundi

Les cours du pétrole ont reculé d’environ 1% lundi, en début d’échanges asiatiques, après l’enlèvement du président du Venezuela Nicolás Maduro lors d’une opération militaire américaine et face à l’intention de Washington d’exploiter les gigantesques réserves de brut du pays .Vers 08h00 à Tokyo (minuit en Belgique), le prix du baril de WTI américain est descendu à 56,56 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord à 60 dollars, avant de limiter leurs pertes les minutes suivantes. Vingt minutes plus tard, le WTI reculait de 0,60% à 56,98 dollars, le Brent de 0,49% à 60,45 dollars.

07h45 > Donald Trump menace désormais la Colombie

Le président des États-Unis, Donald Trump, a menacé dimanche son homologue colombien Gustavo Petro de lancer une opération militaire en Colombie, au lendemain de la capture du Vénézuélien Nicolás Maduro à Caracas par Washington.Le locataire de la Maison Blanche a jugé la Colombie « très malade elle aussi » devant des journalistes à bord de l’avion officiel Air Force One, ajoutant que le pays d’Amérique du Sud était « gouverné par un homme malade qui aime produire de la cocaïne et l’écouler sur le territoire américain ». « Mais ça ne durera plus très longtemps », a lancé le républicain.

Nicolás Maduro, exfiltré vers les États-Unis directement après avoir été enlevé avec son épouse dans la capitale vénézuélienne, doit comparaître lundi devant un tribunal new-yorkais. Le dirigeant de 63 ans y est accusé de trafic de drogue et de terrorisme.À la presse qui s’enquérait de savoir s’il envisageait une « autre mission » en Colombie, le président des États-Unis a répondu que l’idée lui plaisait.

Le président colombien Gustavo Petro, proche de Nicolás Maduro, a dénoncé l’attaque américaine contre Caracas, qualifiant les actions de Washington d’» atteinte à la souveraineté » de l’Amérique latine. Le président colombien s’est également montré très critique du déploiement militaire américain dans les Caraïbes et le Pacifique – officiellement pour lutter contre le trafic de drogue.Le président états-unien et son homologue colombien de gauche ont multiplié les accrochages sur les réseaux sociaux au cours des derniers mois. Donald Trump affirme que le Colombien n’en fait pas assez contre le trafic de stupéfiants, et a été jusqu’à placer Gustavo Petro sur une liste noire de trafiquants de drogue.

Lors d’une conférence de presse en Floride samedi, après l’intervention militaire au Venezuela, le milliardaire républicain avait même conseillé à son adversaire colombien de « faire attention à ses fesses ».

06h24 > Delcy Rodriguez demande des relations internationales « équilibrées et respectueuses »

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a plaidé dimanche pour des relations « équilibrées et respectueuses » avec les États-Unis. Washington capturé samedi le dirigeant Nicolás Maduro.« Nous accordons la priorité à des relations internationales équilibrées et respectueuses entre les États-Unis et le Venezuela, ainsi qu’entre le Venezuela et les autres pays de la région, fondées sur l’égalité souveraine et la non-ingérence », a écrit Mme Rodríguez sur Telegram. « Nous invitons le gouvernement américain à travailler conjointement à un agenda de coopération, axé sur un développement partagé dans le cadre du droit international afin de renforcer une coexistence communautaire durable », a-t-elle ajouté.

Un peu plus tôt dimanche, Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient désormais «aux commandes» dans le pays, menaçant Delcy Rodríguez d’un sort pire que celui réservé à Nicolás Maduro, le président déchu capturé et exfiltré qui s’apprête à être présenté à un juge.

06h01 > Cuba est « prêt à tomber » selon Donald Tump

Le président Donald Trump a affirmé dimanche que Cuba était « prêt à tomber », après la capture samedi du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Le locataire de la Maison Blanche a cependant minimisé la nécessité d’une intervention militaire américaine sur l’île.« Cuba est prêt à tomber », a déclaré le dirigeant états-unien aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir, estimant qu’il serait difficile pour ce pays de « tenir le coup » sans les revenus issus du pétrole vénézuélien. « Je ne pense pas que nous ayons besoin d’agir. Il semble que tout s’écroule », a-t-il ajouté.

Concernant le Groenland, convoité par Donald Trump pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique, le milliardaire républicain a réaffirmé dimanche soir son souhait de le voir passer sous la coupe américaine, après que la Première ministre danoise a exhorté les États-Unis à « cesser leurs menaces » d’annexer le territoire ce week-end.« Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper », a-t-il insisté.

05h45 > Des ONG demandent l’extradition de Nicolas Maduro

Des ONG ont appelé dimanche la justice argentine à demander l’extradition de Nicolás Maduro vers ce pays d’Amérique du Sud afin que le président vénézuélien y soit poursuivi pour crimes contre l’humanité, selon un document consulté par l’AFP.

Le dirigeant déchu a été capturé samedi par les États-Unis, emmené puis emprisonné en territoire américain pour qu’il y réponde, lundi à New York, de plusieurs accusations, dont celle de «narcoterrorisme». Dimanche, des ONG argentines représentant des plaignants vénézuéliens dans le dossier ont appelé la justice à «demander l’extradition immédiate de Nicolas Maduro Moros» vers l’Argentine.

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