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« Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro » : en France, la réaction d’Emmanuel Macron ne fait pas l’unanimité

Par RTL info avec Christophe Giltay
Emmanuel Macron a pris la parole concernant la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par le président américain, Donald Trump. Cette réaction ne plaît pas à tout le paysage politique français.

La première réaction française à la capture de Nicolás Maduro par Donald Trump fut celle du ministre des affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Il condamnait d’abord le régime de Nicolás Maduro qui a selon lui privé le peuple vénézuélien de ses libertés fondamentales. Il ajoutait « l’opération militaire qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international. »

Il faudra attendre plusieurs heures pour connaître l’avis d’Emmanuel Macron. Il ne mentionne jamais les États-Unis et ne commente pas cette opération. Pour lui, « le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir », et il met l’accent sur « la transition à venir » qu’il espère « pacifique et démocratique »Des propos qui apparaissent en France comme une approbation des méthodes de Donald Trump, et déclenchent immédiatement un tollé à gauche.

D’abord Jean-Luc Mélenchon, le chef des insoumis qui déclare. « La prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international. » Mais aussi Olivier Faure le président du PS avec qui le gouvernement négocie le prochain budget. « La France n’est pas un État vassal des États-Unis et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche. »

La droite ne suit pas

La droite n’est pas en reste avec Dominique de Villepin l’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac, « Nous sommes en train de nier notre propre identité historique. » Il faisait référence à sa déclaration de 2003 à l’ONU contre la guerre en Irak, mais aussi à la position traditionnelle de la France définie par le Général de Gaulle lors d’un voyage en Amérique latine en 1964. Il avait essayé de s’opposer au leadership américain dans la région. Son discours à Mexico où il avait prôné une coopération « la mano en la mano » la main dans la main entre le Mexique et la France avait marqué l’époque.

À ce moment-là, cette attitude avait été analysée comme l’affirmation d’une diplomatie française indépendante des Américains. On en est bien loin, à tel point que même une ancienne ministre de Macron Nathalie Loiseau s’est étonnée. « Qu’est-ce qu’on va dire quand Donald Trump viendra faire l’assaut du Groenland. » Hier, le service de presse de l’Elysée a ramé pour redresser la situation, arguant que les positons du ministre des affaires étrangères et du président étaient coordonnées et qu’il avait seulement voulu défendre « la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes ».

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