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« Pendant que je dormais, il y a eu un éclair » : nouveau témoignage glaçant au procès de Marius Borg Høiby, cinq vidéos diffusées au début d’audience

par RTL info
Le fils de la princesse héritière de Norvège, Marius Borg Høiby, fait face à des accusations graves de viol. Au huitième jour d’audience, le témoignage de la plaignante et la diffusion de vidéos saisies sur le téléphone de l’accusé ont marqué un tournant dans le procès.

Le procès du fils de la princesse Mette-Marit de Norvège se poursuit à Oslo. Marius Borg Høiby, 29 ans, doit répondre de 38 chefs d’accusation, dont quatre viols et des violences sur des ex-compagnes. Une nouvelle audience a débuté ce vendredi, la huitième. Elle est suivie de près par le média norvégien Verdens Gang.

La troisième victime présumée de viol, luttant contre les larmes, est revenue sur son état aux petites heures du 24 mars 2024 quand, après une fête, elle a invité l’accusé chez elle à Oslo.

L’audience a commencé par la projection de cinq vidéos retrouvées par la police sur le téléphone portable de Marius Borg Høiby, explique le journal norvégien. Selon l’accusation, si l’une d’elles montre un rapport sexuel consenti, les quatre autres – filmées dans la du 24 mars 2024 – montrent des actes commis sur une femme incapable de se défendre.

La victime a déclaré au tribunal qu’elle n’avait jamais soupçonné l’existence de ces enregistrements avant que la police ne les lui montre : « Je suis devenue nauséeuse et mal à l’aise (en découvrant les images, NDLR.). Je me souviens m’être jetée en arrière sur ma chaise et avoir mis mes bras devant mon visage », a-t-elle décrit avant d’ajouter : « Je n’aurais jamais imaginé […] qu’il ait fait des vidéos de moi. »

À la barre, la femme rencontrée lors d’une « after-party » a décrit un état de vulnérabilité extrême au moment des faits. Elle a admis avoir consommé des somnifères et une quantité importante d’alcool, s’estimant à « 8,5 ou 9 » sur une échelle d’ivresse de dix. Elle a expliqué s’être endormie après un premier rapport consenti, avant d’être réveillée par des flashs lumineux dans la pièce.

« Pendant que je dormais, il y a eu un éclair », a-t-elle témoigné, précisant qu’elle n’avait pas réalisé sur le moment qu’elle était filmée. « Si j’avais vu qu’il me filmait, je l’aurais arrêté. Je n’aurais jamais accepté ça », a dit la jeune femme. Elle a également affirmé qu’elle n’était pas en état de résister. « Je voulais dormir. J’étais très fatiguée, incroyablement épuisée, très ivre. C’était difficile de garder les yeux ouverts », a-t-elle témoigné.

L’attitude de l’accusé et la pression médiatique

Tout au long de l’interrogatoire de la plaignante par la défense, Marius Borg Høiby est resté penché sur un carnet, dessinant de manière répétée. De son côté, il nie toute responsabilité pénale pour viol.

Un animal en cage

La plaignante a également partagé la détresse psychologique causée par l’affaire et sa médiatisation. Se sentant comme un « animal en cage », elle a expliqué avoir dû repeindre sa chambre et changer ses meubles car elle avait le sentiment que son espace privé avait été « envahi ». Elle a dénoncé une pression médiatique « étouffante », certains journalistes ayant contacté son entourage et révélé son identité sur les réseaux sociaux.

Un procès sous haute tension

La question du statut royal de l’accusé a également été soulevée. La victime a reconnu avoir hésité avant de porter plainte : « Qu’est-ce que cela signifie pour moi, en tant que simple citoyenne, de dénoncer un membre de la famille royale ? Cela coûte un peu plus cher, étant donné son statut ». C’est finalement la police qui a pris l’initiative de la contacter après avoir découvert les preuves.

Le procès se poursuit avec la version des faits attendue de Marius Borg Høiby, alors que la plaignante a exprimé son souhait d’assister à ses explications pour « voir comment il se justifie ».

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