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Exclus du chômage suite à la réforme, ils abandonnent leurs animaux : les refuges craignent « un tsunami de demandes »

par RTL info avec Aurélie Henneton et Samuel Lerate
Les SPA s’inquiètent d’une hausse des abandons volontaires, portée par la hausse du coût de la vie et les récentes mesures gouvernementales, notamment les exclusions du chômage. Face à l’impossibilité de subvenir aux besoins de leurs animaux, de plus en plus de propriétaires se tournent vers les refuges.

En janvier, la SPA carolo a enregistré une vingtaine d’abandons volontaires, tandis que les appels de propriétaires inquiets pour leur situation financière se sont multipliés.

« On a reçu plusieurs coups de fil ou mails de personnes qui expliquent prendre les devants par rapport à leur exclusion du chômage et à l’impossibilité de subvenir aux besoins de leur animal », rapporte Nathalie, directrice adjointe de la SPA de Charleroi.

Elle raconte le cas d’un jeune homme qui « avait peur de se retrouver lui-même à la rue ». Si le refuge affiche actuellement complet et ne peut plus accueillir de nouveaux pensionnaires, l’équipe reste mobilisée : « Nous pouvons toujours orienter, conseiller ou apporter une aide concrète. Il ne faut surtout pas hésiter à nous solliciter. »

La flambée des coûts

Les aliments et les soins coûtent de plus en plus cher : parfois une centaine d’euros pour un grand sac de nourriture spécialisée. Le coût de la vie est une cause d’abandon.

Gaetan Sgualdino, président de la SPA La Louvière, craint de se retrouver face à un « tsunami de demandes ». « Beaucoup de personnes ont du mal à assumer les frais vétérinaires, un confort optimal pour leur animal, et ça ne va pas aller en s’améliorant », estime-t-il.

Des aides existent pour la santé animale

Certaines communes donnent accès à la médecine vétérinaire sociale pour les bénéficiaires du CPAS.

« Des soins vétérinaires, des vaccins, les vermifuges, les puces… Les opérations, comme les stérilisations, vont être à prix réduits pour ceux qui sont dans le besoin », explique Noa Cannoletta, soigneur.

Il y a aussi les épiceries sociales ou les banques alimentaires. Certaines proposent des coups de pouce pour les animaux, comme la Fondation Prince Laurent.

Le meilleur conseil qu’on peut donner, c’est de ne pas attendre et d’appeler à l’aide.
Gaëtan Squalino, Président de la SPA de La Louvière

Gaëtan Squalino, président de la SPA de La Louvière, tire la sonnette d’alarme : « La difficulté financière peut engendrer des négligences. Si les personnes tardent trop, négligent des soins ou postposent des visites chez le vétérinaire, on bascule dans la maltraitance. » Et Gaëtan Squalino d’insister : « Le meilleur conseil qu’on peut donner, c’est de ne pas attendre et d’appeler à l’aide dès les premiers signes de difficulté ».

Comme à Charleroi, le refuge de La Louvière est complet, et redoute une hausse des abandons. La diminution des dons est déjà une réalité.

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