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Nicolas Maduro, cagoulé et menotté, est arrivé sur le sol américain vers 23h30, heure belge, la nuit dernière. Le président vénézuélien déchu est arrivé sous escorte avec sa femme. Une vidéo le montre d’ailleurs en train de marcher dans un couloir de l’agence anti-drogue : il est depuis incarcéré dans une prison de New York.
Tout cela dit, quelle sera la suite pour le Venezuela et ses quelque 30 millions d’habitants ? Tout d’abord, les États-unis se disent prêts à prendre l’avenir du peuple vénézuelien en main.
Hier soir, dans une conférence de presse, le président américain a évoqué en long et en large l’opération militaire qui permis d’exfiltrer Nicolas Maduro et il a également évoqué ce qu’il envisage pour l’avenir du Venezuela. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse», a-t-il affirmé.
En clair, les Etats-Unis ne veulent plus avoir à faire à un autre dirigant comparable à Maduro. «Nous voulons la paix, la liberté et la justice pour les Vénézueliens et leur offrir une transition approprié», a encore dit le chef de l’État américain.
Seulement, pour de nombreux observateurs, il s’agit surtout d’une manière de prendre la main sur les ressources pétrolières du Vénézuela. « Il y a des enjeux sur la capacité que peuvent avoir les États-Unis à réguler la production et éventuellement la mettre en exploitation», précise Patrice Geoffron, professeur d’économie. « Ce pétrole, pour l’heure, est notamment exporté en Chine. C’est un brut lourd qui est utilisé là-bas. C’est une manière également de s’inscrire dans le cadre des tensions entre les USA et la Chine».
Pendant que les Etats-Unis semblent bien décidés à diriger le pays, la vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, première dans l’ordre de succession au pouvoir, a déclaré samedi que son gouvernement était prêt « à défendre son pays» et que Nicolas Maduro était « l’unique président »
















