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La Belgique en a commandé neuf unités de NASAMS, une batterie norvégienne qui tire des missiles américains. Les premières seront installées en Flandre, près des ports d’Anvers et de Zeebruges.
« Nos ports sont des sites stratégiques, notamment pour le ravitaillement militaire », explique Alain de Nève, chercheur à l’Institut royal supérieur de Défense. « Ce sont des hubs logistiques par lesquels transite le matériel militaire vers l’intérieur de l’Europe. Il est donc nécessaire de les protéger. »
Un radar et des unités mobiles
Un radar sera installé dans la base militaire d’Ursel. Il pourra détecter toute menace dans un rayon de 100 kilomètres et déclencher les systèmes de défense positionnés dans la base de Brasschaat pour protéger le port d’Anvers, et dans celle de Coxyde pour celui de Zeebruges.
Il s’agit en réalité d’unités mobiles, déployables à la demande.
« Ce sont des systèmes relativement prêts à l’emploi, avec des procédures bien établies à l’avance », poursuit Alain de Nève. « Ils ne seront pas déployés en permanence : la plupart du temps, ils resteront dans leurs casernements. Mais en cas de menace avérée, ils pourront être mis en œuvre rapidement. »
Une priorité donnée à la côte
Les premières batteries seront donc installées dans le nord du pays, car la côte belge constitue la seule porte d’entrée non surveillée en cas d’attaque, par exemple lancée depuis un navire russe.
Si la menace venait d’ailleurs, nos voisins pourraient intervenir.
Les premières livraisons sont attendues en 2027. L’investissement total s’élève à deux milliards et demi d’euros. Les missiles utilisés seront les mêmes que ceux équipant les F-16 et F-35 belges. Environ une centaine de militaires seront nécessaires pour assurer le fonctionnement et l’entretien de ces batteries.



















