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Trump veut créer un « Conseil de la paix » : une façon pour le « roi du monde » de garder la main même après son second mandat ?

Par RTL info avec Christophe Giltay
Un an après son retour à la Maison Blanche, Trump lance un « Conseil de la paix » rival de l’ONU, sous son contrôle total. Objectif : redessiner l’ordre mondial… pour un milliard de dollars le ticket d’entrée.

Cela fait un an que Trump est de retour à la Maison Blanche. Un an de tournis avec une initiative par jour. La dernière en date ? Il veut créer un « Conseil de la paix », totalement à sa main, en concurrence avec l’ONU. Le but : œuvrer à la résolution des conflits selon une charte envoyée aux pays invités. Et pour y rester plus de 3 ans… le ticket d’entrée est fixé à un milliard de dollars.

La nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace
Donald Trump, Président des États-Unis d’Amérique

Au départ, ce « Conseil de la paix » devait être consacré à la reconstruction de Gaza. Mais depuis la publication, ce week-end, d’une charte de huit pages détaillant ses objectifs, on s’est rendu compte que Donald Trump voulait tout simplement remplacer l’ONU. Le texte critique les « institutions qui ont trop souvent échoué » et appelle à avoir « le courage » de s’en « écarter ». Il souligne « la nécessité d’une organisation de paix internationale plus agile et efficace ». En clair : l’ONU ne sert à rien, et il va la remplacer.

Trump, président à vie

À la tête de cet organisme, un président tout-puissant, visiblement nommé à vie, sans élection : Donald Trump ! C’est lui qui choisit les membres invités, et il peut révoquer leur participation sauf en cas de « refus par une majorité des deux tiers des membres ». Il a le pouvoir de se « désigner un successeur » à « tout moment », et ne peut être remplacé qu’en cas de « démission volontaire » ou d’« incapacité ». Il est également le maître de l’agenda et dispose d’un droit de veto contre toute décision prise à la majorité par le conseil exécutif.

On ne connaît pas encore la liste complète des pays invités, mais plusieurs d’entre eux ont déjà reçu un courrier de Washington : la Russie, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Hongrie, l’Albanie, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, l’Inde, le Pakistan… jusqu’à la Commission européenne. La plupart réservent encore leur réponse. Mais le Maroc a déjà dit oui, et la France, non ! Du moins à ce stade. Son ministre des Affaires étrangères a rappelé l’attachement de la République « à la Charte des Nations unies ».

3 signataires

À noter que le Conseil de Trump entrera en vigueur dès que trois États seulement l’auront signé. Cerise sur le gâteau : les membres n’exerceront leur mandat que pendant trois ans maximum… sauf s’ils versent un milliard de dollars au cours de la première année. Pour Trump, tout a un prix.

Ce n’est pas un hasard s’il annonce la création de ce Conseil au moment où il fête le premier anniversaire de son retour à la Maison Blanche. Les mandats de président des États-Unis durent quatre ans, et on ne peut en exercer que deux… Ouf ! Plus que trois ans, me direz-vous. Eh bien non, puisqu’il pourra rester indéfiniment à la tête de son « Board of Peace ». Donald Ier, roi du monde… Quelle fonction pourrait-il encore convoiter ? Je ne sais pas, mais si j’étais le pape Léon, je me méfierais.

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