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En Belgique, les travailleurs indépendants sont plus à risque de pauvreté monétaire que les travailleurs salariés. C’est ce qui ressort d’une étude du SPF Sécurité sociale. Simon Arnould, gérant de la boutique Ram’Dam à Namur témoigne d’une réalité. « On voit malheureusement parfois des turnovers dans les commerces et ce n’est pas forcément parce que le projet n’est pas intéressant, parce que ce sont des commerces qui sont super, malheureusement, là par exemple, les travaux du piétonnier, ça n’aide pas.
« Malheureusement, il y a les commerces qui ont dû arrêter. Et c’est vraiment très très triste parce qu’ils ont donné pendant des années tout pour s’en sortir. Et là, du jour au lendemain, ils doivent arrêter et se retrouver de nouveau dans une recherche d’emploi et arrêter leur projet », déplore-t-il.
Des aides pas souvent connues
Renaud Francart, conseiller au service d’études d’UCM explique que devenir indépendant n’est pas de tout repos. « Ça reste un risque en fait. Et pour prendre une image, on a beau être le meilleur athlète et se lancer comme indépendant, mais il faut d’abord une période d’entraînement. Et puis quand le marathon arrive, on n’est pas protégé d’une chute ou d’une blessure. »
Pour aider les indépendants, des aides existent, mais sont souvent méconnues. « Dans nos études chez UCM, on remarque qu’en fait 50 % des indépendants n’ont pas idée de leurs droits sociaux en matière de sécurité sociale. Donc ils ignorent qu’ils ont droit à des indemnités s’ils tombent en maladie. Beaucoup ignorent qu’il y a un congé de maternité ou un congé de paternité encore davantage », explique le conseiller.
















