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Le président américain Donald Trump s’est plaint de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la Paix l’année dernière. Sa dernière initiative en date : la volonté de créer un « Conseil de la paix », totalement à sa main, en concurrence avec l’ONU. Son objectif : œuvrer à la résolution des conflits et redessiner l’ordre mondial.
Ce « Board of Peace » a été créé entre autres pour adresser le conflit à Gaza. Parmi la guest list, le président américain a notamment invité la Russie de Vladimir Poutine, mais aussi la France. Mais qu’en est-il de la Belgique ?
Un organe dirigé par Trump
Maxime Prévot a d’emblée répondu à cette question au micro de Martin Buxant : « Non, la Belgique n’a pas été invitée à faire partie de ce Board of Peace et quelque part, quand on voit l’allure que prend ce nouvel organe sous l’égide de Trump, qui manifestement a l’intention de régler tous les problèmes du monde, pas seulement ceux de Gaza, en voulant se substituer aux Nations Unies, c’est évidemment inacceptable. »
« Nous sommes de fervents défenseurs du multilatéralisme », rappelle le ministre des Affaires étrangères.
Il concède néanmoins que les Nations Unies devraient être remises au goût du jour : « Certes, les Nations Unies doivent évidemment être réformées, mais elles doivent aussi rester notre élément de référence au niveau international. Nous ne devons pas confier la gestion des conflits à un organe créé par Trump, dont il est prévu qu’il décide lui-même, avec des droits de veto, de la destinée », martèle notre ministre des Affaires Étrangères, ne laissant aucune place au doute.













