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À Davos, en Suisse, le Forum économique mondial bat son plein. Parmi les invités, on retrouve le premier ministre Bart De Wever, le roi Philippe et le ministre David Clarinval, mais aussi le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Ce dernier décrit une édition inédite, avec une forte mobilisation des puissances politiques européennes.
Mais alors pourquoi y a-t-il une telle mobilisation belge cette année ? Maxime Prévot insiste : « Ce n’est pas une exception belge ».
« Ce n’est pas le fruit du hasard »
En effet, selon notre ministre des Affaires étrangères, « on a manifestement une édition qui est record de la représentation politique. »
Un constat qui « n’est pas le fruit du hasard ». « Nous vivons dans un environnement international qui est extrêmement secoué et pour lequel plus que jamais les contacts bilatéraux, diplomatiques, politiques, économiques sont indispensables pour pouvoir renforcer des partenariats, trouver de nouveaux alliés, consolider les relations historiques. »
« C’est important que la diplomatie économique et la diplomatie politique puissent mieux s’imbriquer pour pouvoir rester plus forts demain », poursuit-il.
Davos, the place to be
Ce Forum économique rassemble donc les acteurs à la fois du monde politique, et ceux du monde économique. À la question de savoir ce qu’il s’y passe, Maxime Prévot souligne : « D’après les échos que je reçois de la part du monde des entreprises comme de la part des responsables politiques, c’est vraiment the place to be, l’endroit où on peut consolider une série de relations économiques et probablement rencontrer en un espace réduit de temps un grand nombre de leaders mondiaux qu’il nous serait bien plus difficile de pouvoir rencontrer en temps normal. »
Au-delà des discussions, des enjeux décisionnaires très concrets se jouent donc à Davos. D’ailleurs, le roi Philippe et le premier ministre Bart De Wever doivent rencontrer mercredi le président américain Trump.
La Belgique doit faire passer des messages forts
Et quand on est « la petite Belgique », voici ce qu’on peut lui dire qui pèserait vraiment selon Maxime Prévot : « Je pense que quand on a le loisir d’avoir un contact privilégié de la sorte, on doit pouvoir utiliser ce moment pour délivrer des messages, y compris des messages forts. »
« Je dis toujours qu’on peut parler de tout à tout le monde, tout dépend de la manière de le faire et je pense qu’il faut faire comprendre l’état d’incompréhension totale qui est celui de ses alliés de l’OTAN et ses alliés européens en particulier. Son attitude à l’égard du Danemark est incompréhensible, et inutilement hostile », conclut-il.













