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Ils sont en grève depuis… 26 jours : les facteurs de Philippeville n’en démordent pas, voici ce qu’ils dénoncent

par RTL info avec Aurélie Henneton et Amélie Bailly
Les agents de bpost à Philippeville continuent leur mouvement de grève alors que les négociations apportent un certain apaisement.

Les agents du bureau de poste de Philippeville entament leur vingt-sixième jour de grève, dans un mouvement qui marque leur désaccord face à un projet pilote visant à réorganiser les tournées des facteurs. La direction de bpost et les représentants syndicaux se sont réunis une cinquième fois ce vendredi pour tenter de trouver des solutions. L’objectif principal : répondre aux préoccupations des travailleurs tout en maintenant la structure de ce projet pilote, en test depuis six mois.

Une réorganisation qui sème le trouble

Ce projet, qui concerne environ 47.000 habitants, repose sur une réorganisation des tournées, désormais réparties par zones de densité variable. Si cette méthode vise à optimiser la distribution des courriers et colis, elle a aussi engendré de nombreux dysfonctionnements sur le terrain. Les agents se plaignent d’une surcharge de travail et d’un manque de clarté dans leurs nouvelles missions, des éléments qui les ont poussés à entamer un mouvement social sans précédent.

Les négociations récentes ont permis de réaliser quelques avancées. « On a une garantie de 12 mois pendant lesquels on n’aura pas de modification au niveau de la structure de l’emploi », explique un représentant syndical. Toutefois, une modification éventuelle des horaires a été mise sur la table. Ces changements, s’ils se concrétisent, concerneraient toutefois l’ensemble du personnel national et pas uniquement les agents de Philippeville.

Pour apaiser les tensions et répondre aux revendications des travailleurs, l’idée d’affecter un agent volant par service a été évoquée. Cette mesure pourrait réduire la pression sur les équipes et permettre une meilleure organisation au sein du bureau de poste. De plus, des compensations ont également été proposées. « Avec la difficulté rencontrée par les agents, nous estimons qu’ils doivent avoir une compensation. Financière ou en jour de congé ? Peu importe, on verra ce que l’entreprise peut apporter à ce niveau-là », déclarent les représentants syndicaux. Ces compensations devraient faire l’objet de discussions au niveau national lors des réunions prévues les 10 et 11 mars.

Aucune reprise du travail décidée pour le moment

Une évaluation approfondie du projet pilote est également en cours de préparation. Cette démarche vise à mesurer avec précision les impacts des nouvelles pratiques mises en œuvre et à déterminer si des ajustements seront nécessaires à terme. Les syndicats espèrent que cette analyse permettra d’apporter davantage de garanties aux agents concernés.

Cependant, malgré ces ouvertures de la part de la direction, aucune reprise du travail n’a encore été décidée. Les propositions élaborées lors des discussions de vendredi doivent encore être soumises au vote des agents grévistes, prévu ce samedi matin. Au vu de la situation actuelle, une reprise avant lundi semble pour l’instant peu probable.

La grève pourrait donc se poursuivre encore plusieurs jours.

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