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« N’hésite pas à étirer ton pinceau en un trait pour ne pas faire de taches », conseille l’animateur d’un stage de dessin de manga. Gabriel, un participant, n’est pas tout à fait un débutant. Il perfectionne sa technique de dessin sur un Pikachu. « Maintenant, j’arrive mieux à faire les cheveux. Avant, c’était hyper compliqué. Maintenant, je me débrouille super bien. Je vois aussi que je m’améliore énormément. »
La difficulté, pour ces jeunes, est de dessiner à main levée, sans modèle. « On commence avec des modèles, même sur table lumineuse, un peu de décalque aussi. Mais on doit passer par là. Après, les difficultés, on en a plein : les expressions, les cheveux… », lance Esmeralda Hermans, dessinatrice.
Autre apprentissage : la mise en peinture. Milo s’exerce sur la figurine manga qu’il a choisie. « C’est compliqué parce que d’abord, on doit trouver les bonnes couleurs. Puis, parfois, c’est très fin. Il ne faut pas toujours diluer. Diluer, ça sert afin de ne pas voir les traces de pinceau. Mais pour les tout petits détails, il ne faut pas, sinon ça coule. »
J’aime bien leur façon de faire les traits du visage
Les jeunes artistes découvrent également une autre technique : l’aérographe. « À l’aérographe, on fera un dégradé à la queue et aux oreilles. Un dégradé de couleur vers le vert, vers le jaune », indique une participante.
Tous sont avant tout passionnés par la culture manga. Pour Chlélia, c’est surtout le style particulièrement expressif qui l’attire. « J’aime bien leur façon de faire les traits du visage qui montrent les émotions. »
Développement personnel
C’est une des grandes forces du style, indique Olivier Maréchal, l’organisateur du stage : « Le manga fait énormément travailler l’imagination. Ça se lit tellement vite qu’on peut imaginer dans notre tête les mouvements, la dynamique, les scripts… On a l’impression de voir un dessin animé défiler », explique-t-il.
Avant d’aller plus loin, il est nécessaire de maîtriser les bases du dessin manga. L’objectif, à terme, est qu’ils puissent créer leurs propres planches, voire leurs scénarios. « Mais c’est une certaine expérience. Ça sera développé plus tard », précise l’organisateur.
Tous repartiront avec leurs créations, qu’ils pourront exposer fièrement dans leur chambre.
















