En ce moment
 
 

L'hypermarché Carrefour de Belle-île à Liège condamné à fermer ses portes: "Tout le monde est sous le choc", confie Rosella (vidéo)

Le choc est très rude pour le personnel de l'hypermarché Carrefour de Belle Île à Liège. C'est l'un des deux hypermarchés condamné à fermer définitivement. L'émotion était très vive cet après-midi. Nos journalistes Mathieu Langer et David Muller se sont rendus sur place pour le RTLinfo19H.

À 16h, les membres du personnel ont décidé de baisser les volets. Depuis l’annonce de la fermeture du magasin, impossible de continuer à travailler dans ces conditions. La direction vient d’annoncer la nouvelle et certains employés accusent le coup.

"Les travailleurs ne sont pas dans un état pour faire leur boulot correctement. Il y a des travailleurs qui pleurent, d’autres qui sont énervés", déclare Claude Fagnoul, délégué syndicale Setca.

"Les gens pleuraient. Belle Île, c’est leur bébé et ils ont été pris de cours, mais si on savait qu’il y avait des choses qui allaient se passer, on ne savait vraiment pas que Belle Île allait être touchée", ajoute Dominique Boonen, déléguée CNE. 

Si les 140 employés ne s’y attendaient pas, l’hypermarché est considéré comme très peu rentable. En cause, un loyer et des coûts du travail très élevés. "Il n’y a pas que Belle Île, d’autres magasins ne sont pas rentables", indique Claude Fagnoul. 

Implanté depuis 1995, l’hypermarché Carrefour de Belle Île était fréquenté par des milliers de personnes. Autant de clients qui vont devoir changer leurs habitudes.


"Tout le monde est sous le choc"

Aux alentours de la galerie, plus d’une centaine de boutiques dynamisées par la clientèle de grande distribution. Beaucoup d’enseignes perdront indirectement des clients.

Fin 2017, les dirigeants de Carrefour avait pourtant rassuré le personnel quant à une éventuelle fermeture. Aujourd’hui, les syndicats espèrent rencontrer au plus vite la direction pour discuter des modalités de départ. 

Caissière-traiteur dans cet hypermarché Carrefour depuis 1995, Rosella explique comment elle a appris la nouvelle: "Après avoir commencé mon service, une collègue est venue me voir pour qu’on aille à la cantine pour une réunion. Nous sommes montés et on nous a annoncé la tragédie. Tout le monde est sous le choc. Je suis en fin de carrière, mais ça reste dur à vivre", confie-t-elle.

Vos commentaires