Condamné pour le viol de ses beaux-enfants à Charleroi: le petit garçon avait osé confier à son instituteur qu'il était forcé à "faire l'amour"

Condamné pour le viol de ses beaux-enfants à Charleroi: le petit garçon avait osé confier à son instituteur qu'il était forcé à

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné, mercredi, un Carolo à huit ans de prison ferme avec arrestation immédiate pour des faits de viols, d'attentats à la pudeur et de coups. Il était poursuivi pour des abus sexuels sur son beau-fils et sa belle-fille mineurs.

C'est le jeune garçon qui s'est confié le premier à son instituteur, expliquant avoir été forcé à "faire l'amour" à Laurent R., son beau-père. Après avoir décrit des scènes de fellation, l'enfant s'est dit inquiet pour son frère cadet, lui aussi sous la garde du prévenu. Dans la foulée, les enquêteurs ont entendu sa soeur, également mineure, qui a confirmé avoir subi des abus "jusqu'à ce que le blanc sorte".

Cité devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour attentats à la pudeur et viols sur deux mineurs, avec la circonstance aggravante qu'il avait autorité sur ces derniers, Laurent R. n'a pas comparu à l'audience. Il était également poursuivi pour coups et blessures, avec les mêmes circonstances aggravantes, puisqu'il est soupçonné d'avoir frappé ses beaux-enfants avec une batte de base-ball.

Selon le substitut Dufrasnes, qui s'est basé sur l'expertise psychologique, les dires des enfants sont crédibles, vu le contexte de dévoilement et le fait qu'il a fallu arracher leurs déclarations aux forceps. Le parquet a en outre estimé que les dénégations du prévenu, qui parle d'une cabale orchestrée par la mère des enfants, ne pouvaient être prises en compte. Au terme de son réquisitoire, le magistrat a requis, par défaut, une condamnation à huit ans de prison ferme, peine qui a été prononcée ce mercredi par le tribunal, assortie d'une arrestation immédiate.

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