Accueil Actu Vos témoignages

« Nous mettons nos vies en danger », « J’ai difficile » : des riverains se plaignent du déneigement de leur rue, comment les communes fixent-elles les priorités ?

Par RTL info avec Benjamin Samyn et Amandine Payen
Vous êtes nombreux à nous avoir alertés via le bouton Alertez-nous. Beaucoup de personnes affirment que seules les grandes voiries ont été dégagées, pas les petites rues. Comment les communes fixent-elles les priorités d’épandage ?

Vous avez été nombreux à nous signaler via le bouton orange Alertez-nous des routes non-dégagées durant cet épisode neigeux. « Certaines rues sont totalement oubliées », écrit une infirmière. « Nous rendre chez des personnes âgées et certaines personnes ne peuvent pas bouger sans notre aide. Nous devons nous rendre chez ces patients et nous mettons nos vies en danger. »

« Aucun passage de camions de sel n’a été constaté dans plusieurs communes », indique Léna. « La situation nécessite une réaction rapide afin d’éviter des accidents plus graves. »

« Il y a beaucoup de gens qui se plaignent »

Nous nous sommes rendus sur le terrain pour le constater. La neige recouvrait presque entièrement un quartier de Dampremy, dans la région de Charleroi. Vue du ciel, a priori la circulation semblait fluide, mais rapidement des pertes de contrôle étaient visibles. Au sol, la situation était en effet délicate. « Ils ne savent pas être partout », souffle un riverain. « Ils ne sont pas beaucoup pour la commune de Charleroi. C’est vrai qu’il y a beaucoup de gens qui se plaignent et qui sont oubliés. »

af2adcd9-4806-4671-a4a9-d79ef6a63e75_VOIRIES_DEGAGEES_BSA_APA_Lo.mpd.00_00_11_01.Still001.jpg

Dans un autre quartier, nous prenons avec prudence une rue totalement recouverte par de la neige. Il faut avancer très lentement pour éviter les dérapages. Une situation qui n’étonne pas Jacques, qui habite ici. « C’est une petite rue qui est quand même relativement perdue, dont on ne s’occupe pas », regrette-t-il. « J’ai difficile et mes voisins aussi. »

af2adcd9-4806-4671-a4a9-d79ef6a63e75_VOIRIES_DEGAGEES_BSA_APA_Lo.mpd.00_00_41_01.Still002.jpg

Sur le terrain pourtant, les ouvriers communaux sont mobilisés. Cette équipe se recharge en sel au dépôt. À titre d’exemple, Charleroi, c’est 2500 rues et 660 km de voiries. Pour être efficace, il faut mettre en place une véritable stratégie. « C’est en fonction du caractère structurant des voiries », explique Eric Goffart, échevin des Travaux et des Voiries de Charleroi. « Le nombre de voitures qui y passent, le nombre de bus qui y passent… L’important, c’est que l’essentiel du réseau puisse être traité en toute grande priorité. Les voiries secondaires sont traitées également, mais dans un second temps, avec des moyens adaptés, notamment par le biais d’un épandage manuel. »

À Sambreville, les ouvriers progressent dans le dégagement des voies secondaires. Les équipes qui demandent aux riverains d’être patients. « On est en route depuis toute la nuit », dit Laurent, un ouvrier communal. « On se relaie entre équipes. Ce n’est pas facile pour nous, il faut être patient, parce qu’il y a beaucoup de circulation. »

af2adcd9-4806-4671-a4a9-d79ef6a63e75_VOIRIES_DEGAGEES_BSA_APA_Lo.mpd.00_01_50_02.Still004.jpg

Ici aussi, on travaille selon une stratégie et des priorités. « La priorité c’est bien sûr les axes principaux », affirme le bourgmestre Olivier Bordon. « Ensuite les écoles, les lignes de bus, la police, les pompiers, et enfin les quartiers un peu plus denses. »

Au niveau des communes, un état des lieux se déroule le matin.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus