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Sans-papiers en grève de la faim depuis le mois de mai à Bruxelles: Sammy Mahdi propose de créer une "zone neutre" pour eux

 
 

Plus de 400 personnes en situation irrégulière ont entamé une grève de la faim depuis le 23 mai à la VUB, à l'ULB et dans l'église du Béguinage, à Bruxelles. Hier, l'ONG Médecins du Monde a alerté sur leur état de santé et appelé le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Sammy Mahdi, à trouver une solution politique.

Je n'en dors pas

Celui-ci s'est exprimé ce matin dans la Matinale Bel RTL. Il était l'invité de 7h50 de Fabrice Grosfilley. "J’espère qu’il n’y aura pas de morts, et je vais dormir tous les soirs avec l’idée que ça pourrait arriver et je n’en dors pas. J’essaye de faire tout ce que je peux", a-t-il expliqué.

Pas de régularisation en vue

Il n'y aura toutefois pas de régularisation: "On a été clairs sur le fait que la régularisation, c’est une mesure qui est exceptionnelle et qu’on utilise en dehors de toute autre forme de séjour qui existe en Belgique : pour des personnes qui veulent la réunification familiale, qui veulent venir travailler de manière légale en Belgique, pour des demandeurs d’asile qui reçoivent la protection internationale... Il existe beaucoup de règles et de critères par rapport à ça, certaines personnes ne rentrent pas dans ces critères, et pour eux, il y a toujours une enquête individuelle pour voir si ces personnes-là ont des raisons humanitaires de rester en Belgique".

Une zone neutre pour les grévistes de la faim

Le secrétaire d'Etat a fait part de sa volonté que les dossiers soient traités plus rapidement. Il a également annoncé la création d'une zone "neutre" pour les personnes souhaitant faire une grève de la faim pour régulariser leur situation: "Ce qu’on a proposé, c’est d’avoir une zone neutre où des gens qui sont en train de faire une grève de la faim pourraient se rendre et avoir une idée de quel est l’état actuel de leur dossier, pour les informer le mieux possible". 

Ne pas inciter les personnes à mettre leur vie en danger

Pour lui, il faut informer ces personnes, mais pas traiter différemment celles qui entament une grève de la faim : "J’étais frustré ces derniers jours, quand j’ai vu qu’il y avait une carte blanche de certains académiciens qui disaient, il y a 150.000 sans papiers en Belgique, on ne peut pas faire tout pour tout le monde, mais pour les personnes qui font une grève de la faim, au moins les régulariser. C’est inciter les gens à arrêter de manger, à mettre leur vie en danger, et ce n’est vraiment pas la chose à faire."

Revoir l'interview dans son intégralité: 


 




 

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