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Prostitution: le site Backpage.com plaide coupable

Prostitution: le site Backpage.com plaide coupable
Internet

Backpage.com, site américain de petites annonces récemment fermé car accusé de favoriser la prostitution de mineurs, a plaidé coupable de trafic d'êtres humains, a annoncé jeudi le ministère américain de la Justice.

La plateforme, parfois présentée par ses détracteurs comme le premier site de prostitution du monde - même si, parmi ses millions de petites annonces, beaucoup ne concernent pas la prostitution - avait été brutalement fermée le 6 avril par les autorités fédérales, et sept de ses responsables inculpés.

Dans un accord de plaider-coupable, conclu avec les autorités judiciaires, le P-DG de l'entreprise, Carl Ferrer, a reconnu que lui et les deux co-fondateurs du site, Michael Lacey et James Larkin, avaient mis au point un dispositif de "modération" des annonces afin que la promotion de la prostitution y soit moins explicite.

Pour autant, a admis M. Ferrer, ces modifications "ne changeaient rien à la nature essentielle du service illégal" proposé dans les annonces.

La société a plaidé coupable de "trafic d'être humains" auprès des autorités judiciaires au Texas et en Californie. Son P-DG, lui, a plaidé coupable de blanchiment. Les autorités fédérales reprochent en effet à Backpage d'avoir blanchi une partie des 500 millions de dollars de revenus générés par les relations sexuelles tarifées.

Le Congrès américain a approuvé en mars une loi mettant fin à l'impunité des sites internet laissant passer des annonces de prostitution forcée avec des victimes de trafic d'êtres humains.

Une loi de 1996 accordait une immunité judiciaire large aux sites internet pour les contenus publiés sur leurs plateformes, une loi considérée par ses défenseurs comme la garante de la liberté d'expression sur internet.

Mais le scandale autour de Backpage.com, qui hébergeait - en toute connaissance de cause, accusent les élus - de nombreuses annonces pour des enfants et adolescents victimes de trafic sexuel, a poussé les parlementaires à amender cette loi, jugée trop permissive.

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