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Les écoles ne sont pas des vecteurs de contamination: les conclusions des experts expliquées en 3 points

 
 

Selon les experts, les écoles ne sont pas le moteur de l'évolution des contaminations en Belgique. Sciensano publie aujourd'hui un rapport allant dans ce sens. Voici les trois points principaux qui permettent aux scientifiques de tirer leurs conclusions.

Sciensano a publié aujourd'hui un rapport sur la situation dans les écoles durant les quinze premières semaines après la rentrée scolaire, soit du 1er septembre au 13 décembre. L'analyse se base sur une étude des contacts dans les écoles par les centres PMS (psycho-médico-sociaux), qui effectuent le traçage des cas dans les écoles, ainsi que sur la base de données centrale de Sciensano sur les résultats des tests.

Il en ressort principalement que les écoles suivent l'évolution de l'épidémie dans la population en général. "Le nombre total de cas dans les écoles augmente après que le nombre de contaminations a augmenté dans la population générale", précise Yves Van Laethem, porte-parole de la lutte contre le coronavirus.

Contaminations dans les écoles : des différences régionales

Cela dit, il existe des différences régionales, bien que les mesures soient les mêmes dans toutes les écoles.

La courbe des infections en Flandre diffère de celle observée en Wallonie. "Avant les vacances de Toussaint, le nombre d'infections étaient plus élevées dans l'enseignement francophone que dans l'enseignement néerlandophone", selon Yves Van Laethem. "Cela s'explique par le fait que la deuxième vague ait d'abord touché la Wallonie et Bruxelles, avant d'atteindre la Flandre."


 

Contaminations dans les écoles : des différences selon l'âge

Il existe aussi une différence au niveau de l'âge. Les enfants de moins de 12 ans sont moins malades du virus, mais peuvent tout de même être contaminés. "En décembre, on a constaté une augmentation du nombre de cas chez les enfants dans les écoles primaires, alors qu'il y avait plutôt une diminution dans les autres tranches d'âge. A ce moment-là, des mesures restrictives avaient largement épargné les enfants de moins de 12 ans alors qu'elles touchaient le reste de la population. C'est probablement ce qui explique cette évolution entre les groupes d'âge."

Les contaminations chez les enfants restent faibles, mais ne sont pas pour autant négligeables, selon l'expert. Les adolescents (16-18 ans) et jeunes adultes (18-25 ans) peuvent jouer un rôle important dans les contaminations, voire le même rôle que les adultes. "Fin août, début de la rentrée scolaire, on a constaté une augmentation des cas qui a d'abord touché les ados et les jeunes adultes, puis s'est étendue à la population active, et enfin aux enfants plus jeunes", explique Van Laethem. 

En revanche, le taux de contamination chez les jeunes est resté inférieur à celui constaté chez les adultes, et ce même au plus fort de l'épidémie. 


 

Contaminations dans les écoles : et le personnel scolaire ? 

Chez le personnel des écoles, selon les données de Sciensano, les contaminations ont eu lieu le plus souvent entre collègues, ou à domicile. 20% sont contaminés durant leur activités scolaires, et 80% durant leur vie sociale et familiale. "Cependant, les données collectées s'arrêtent aux vacances de Toussaint, pour l'instant, concernant ce point", précise Yves Van Laethem. 

Ces chiffres confirment en tout cas que les écoles ne contribuent pas à la circulation massive du coronavirus. "Elles ne sont pas le moteur de l'évolution des vagues actuelles, mais qu'elles se situent plutôt en fin de chaîne", conclut Yves Van Laethem. "Elles reflètent ce qu'il se passe dans la société."

Cependant, il n'y a pas de risque zéro, même si l'enseignement est essentiel dans l'évolution des élèves. Yves Van Laethem préconise un enseignement qui continue de se passer dans les meilleures dispositions, en assurant les mesures de protection.

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