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La journaliste et chroniqueuse Emmanuelle Praet révèle en direct son appartenance à la franc-maçonnerie (vidéo)

 

Une loge maçonnique bruxelloise, liée à la loge "Droit Humain" (DH), a envoyé fin de semaine dernière un courrier aux parlementaires fédéraux francs-maçons, leur demandant de ne pas voter le projet de loi des visites domiciliaires qui permettraient aux forces de l'ordre d'effectuer des contrôles aux domiciles de personnes qui ont reçu un ordre de quitter le territoire ou dans une habitation où ils séjourneraient. Ces francs-maçons avaient-ils à écrire aux parlementaires? Cette question faisait l'objet d'un débat mardi en début de soirée dans l'émission On refait le monde animée par Patrick Weber sur Bel RTL. Une participante aux échanges, la journaliste et chroniqueuse Emmanuelle Praet, a pris la décision de dévoiler son appartenance à la loge maçonnique DH, tout en précisant qu'elle ne faisait pas partie de l'atelier à l'origine de la lettre. Sortant de son sac une écharpe bleu clair qu'elle a ceint, la décrivant comme le baudrier de la franc-maçonnerie, elle a rendu publique sa position: "Je fais partie de la franc-maçonnerie et je fais partie de cette fameuse loge du "Droit Humain" et je suis maître. Je sais bien que ça surprendra pas mal de gens, ce n'est pas grave", a-t-elle dit.


Secrète et misogyne, la franc-maçonnerie?

L'animateur Patrick Weber lui a rappelé que de nombreux citoyens jugeaient suspectes ces loges maçonniques au regard du secret qui les entouraient. Mais selon son invitée, des secrets "il n'y en a pas, il n'y en a pas". Après quoi, elle a répondu aux critiques de "misogynie" portées par certains individus. Elle a balayé ces accusations, s'estimant la preuve vivante du contraire. "Au Droit Humain (DH), vous avez la particularité d'avoir des hommes et des femmes et c'est pour ça que j'ai choisi cette loge-là. Vous avez aussi des ateliers où on parle plus de phénomènes sociétaux: les prisons, l'immigration, les attentats, enfin plein de choses. Et puis, vous avez des ateliers où c'est plus symbolique. Les symboles maçonniques, vous ne les connaissez pas, ce n'est pas moi qui vais vous les révéler. Vous avez aussi des loges exclusivement réservées aux femmes", a-t-elle exposé avant de poursuivre sur ce qu'apportait la franc-maçonnerie à ses adeptes.

La franc-maçonnerie n'est pas une secte

"Le travail en maçonnerie est quelque chose de personnel, on y travaille beaucoup, vous devez aller toutes les semaines (ça dépend des ateliers), c'est beaucoup de réflexions. La plus belle réflexion que me font des gens est "Emmanuelle, tu as évolué", maintenant ces gens sauront peut-être pourquoi. La franc-maçonnerie demande une réflexion sur la société: "Qu'est-ce qu'on peut amener dans un débat pour apporter un peu de nuance". Tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir", a-t-elle expliqué, assurant que "la franc-maçonnerie n'est pas une secte" et battant en brèche les croyances qui circulent au sein d'une partie du grand public: "On débat de plein d'autres choses, parce qu'on n'est pas des fantasmes, on ne va pas tuer des enfants dans les bois, on ne boit pas du sang, on fait des débats de phénomènes de société, on en tire chacun un enseignement personnel, on essaie ensuite de rayonner à l'extérieur avec cet enseignement."


Adresser cette lettre aux parlementaires est "quelque chose d'idiot"

Concernant l'objet du débat, elle a émis des réserves sur l'initiative des membres de l'atelier, dont elle ne fait pas partie. "Ce sont certains maçons, de ma loge du droit humain, pas de chez moi parce qu'on est répartis en différents ateliers, qui ont pris la plume pour exprimer leur point de vue à eux. On ne s'exprime pas au nom d'une collectivité, au nom d'un atelier, au nom d'une loge.

Dans ce cas-ci, quelques maçons se sont réunis et ont écrit à quelques maçons parlementaires, pour s'indigner, à juste titre ou pas, on peut en discuter aussi.

Ce qui me dérange est que du coup, dans la presse, les francs-maçons du Droit Humain, donc moi, qui auraient écrit aux parlementaires maçons, ce qui n'est pas le cas. Imaginez une seule seconde quelques membres du clergé qui écriraient à quelques parlementaires croyants en leur demandant de modifier une loi. Comment cela aurait-il été interprété? Y compris par mes frères et par mes soeurs. Comme quelque chose d'inacceptable. Je ne dis pas que la démarche de mes frères et de mes soeurs est inacceptable. Mais je trouve que, premièrement, la personne qui a trahi ça, pas le secret de la franc-maçonnerie parce que c'est un leurre, mais on est quand même dans le domaine de la fraternité, et aller donner ce message à la presse sachant le fantasme qu'il y a autour de la franc-maçonnerie, a fait quelque chose pour moi d'idiot, et ça n'améliore pas la cause. Est-ce que mes frères et mes soeurs qui ont choisi cette voie de l'écriture ont lu les 72 pages? Je n'en sais rien. J'aimerais pouvoir dire 'Ils les ont lues et ont pris position'. J'aurais aimé avoir un débat et qu'on prenne une décision commune. Cela ne demandait pas l'urgence comme c'est désormais le cas", a-t-elle estimé.

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