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Le PSG ne va pas en appel : il paiera 61 millions d’euros à Kylian Mbappé

par RTL info avec l’AFP
C’est la fin d’un bras de fer de deux ans et demi. Condamné mi-décembre par les prud’hommes à payer près de 61 millions d’euros à Kylian Mbappé qui dénonçait des salaires, primes et congés impayés à l’issue de son contrat en 2024, le PSG a « décidé de ne pas interjeter appel ».

« Dans un souci de responsabilité et afin de mettre un terme définitif à une procédure qui n’a que trop duré, le club a choisi de ne pas prolonger ce contentieux. Le Paris Saint-Germain est désormais résolument tourné vers l’avenir, concentré sur son projet sportif et la réussite collective », a expliqué le club champion d’Europe dans un communiqué transmis à l’AFP. Contacté par l’AFP, l’entourage du joueur n’a lui pas souhaité réagir.

Le PSG avait un mois pour faire appel à partir du moment où la décision des prud’hommes de Paris lui avait été notifiée, autour du 20 janvier.

Deux ans et demi de litige

Le 16 décembre dernier, il avait été condamné à verser près de 61 millions d’euros à son ancienne star pour des salaires, primes et congés impayés à l’issue de son contrat en 2024, sans pour autant requalifier en contrat à durée indéterminée (CDI) les contrats à durée déterminée (CDD) de Mbappé qui réclamait pour cela 263 millions d’euros supplémentaires.

De son côté le PSG avait demandé 440 millions d’euros, pour notamment préjudice à l’image, perte de chance pour transférer le joueur ou mauvaise foi dans l’exécution d’un accord daté d’août 2023 (en vue de prolonger son contrat), des demandes intégralement rejetées par le conseil des prud’hommes.

Il avait d’ailleurs assorti sa décision d’une exécution provisoire, ce qui signifie que le PSG devait payer les sommes dues immédiatement, même s’il décidait de faire appel.

Mais la semaine dernière, le club a été enjoint par huissier à verser 5,9 millions d’euros restants au joueur correspondant à des soldes de congés payés, ce dont il s’est acquitté cette semaine, selon une source proche du dossier.

« Le Paris Saint-Germain s’est acquitté de l’intégralité des obligations mises à sa charge au titre de cette décision, qu’il s’agisse de la publication du jugement – qu’il n’a jamais contestée – ou du paiement des sommes dues », a déclaré Me Renaud Semerdjian, l’avocat du club, dans le communiqué transmis à l’AFP.

Selon le club et malgré sa condamnation, le conseil des prud’hommes « a débouté le joueur de l’ensemble de ses demandes fondées sur des allégations de harcèlement moral, de travail dissimulé, de requalification en CDI, d’exécution déloyale du contrat et de manquements à l’obligation de sécurité, allégations totalement infondées ».

« Le Paris Saint-Germain a toujours agi de bonne foi et avec intégrité, et continuera à le faire » a-t-il insisté. « Le conseil de prud’hommes a d’ailleurs reconnu dans son jugement l’existence de l’accord verbal intervenu entre les parties, sans toutefois en tirer les conséquences de droit ».

Pas tout à fait fini

Si le gros de l’affaire est terminé, certains volets de ce dossier complexe restent à régler. Une audience d’orientation demandée par le PSG aura par ailleurs lieu lundi devant le tribunal judiciaire à l’encontre d’une décision de la LFP.

Cette audience porte sur le début de ce litige en septembre 2024 quand la commission juridique de la LFP avait enjoint le PSG à verser la somme de 55 millions d’euros à son ancien joueur, une décision confirmée par sa commission d’appel mixte paritaire en octobre 2024.

À l’époque, le PSG avait refusé de payer et assigné la LFP devant le tribunal judiciaire de Paris en contestant ces décisions.

Selon une source proche du dossier, une demande de renvoi de cette audience d’orientation – préalable à une première audience sur le fond du dossier qui intervient en général plusieurs semaines après celle-ci – « sera certainement demandée lundi ».

Le litige qui empoisonne les relations entre les deux parties depuis deux ans et demi n’est donc pas encore totalement terminé.

L’attaquant, au PSG depuis l’été 2017, avait été mis à l’écart du groupe professionnel au début de la saison 2023-2024 par le PSG car il voulait aller au terme de son contrat sans le prolonger. Un choix qui privait le club parisien d’une juteuse indemnité de transfert.

Mbappé avait finalement été réintégré après la première journée du championnat. Mais à l’annonce aux dirigeants, en février 2024, de la confirmation de son départ à venir, la relation s’est encore un peu plus refroidie.

Le départ du meilleur buteur de l’histoire du club avait eu lieu au printemps, sans faste et autre évènement public que l’organisation, par les « ultras » de la tribune Auteuil, d’un hommage de quelques minutes après un match.

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