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Le football professionnel français en plein marasme financier et populaire

Samedi matin à Lorient, des dizaines de supporters encagoulés et utilisant des fumigènes ont tagué et jeté de la peinture sur des cars devant assurer la diffusion du match de Ligue 2 de football Lorient - Grenoble dans l'après-midi. Cet incident plonge un peu plus le football professionnel français dans le marasme, après la baisse des droits TV et les protestations sur les tarifs pour regarder la Ligue 1.

La programmation désormais le vendredi soir de la majorité des rencontres de la 2e division, alors qu'elles se jouaient le samedi la saison dernière, est dénoncée depuis plusieurs jours par les associations de supporters, jusque dans les stades.

Le match Lorient - Grenoble a d'ailleurs été interrompu de longues minutes samedi après des jets de projectiles sur la pelouse.

L'Association nationale des supporters (ANS), non liée aux incidents en Bretagne, appelle "à la prise en compte de l'importance de la vie au stade et autour du stade, ce qui est contradictoire avec des rencontres en semaine".

La Ligue professionnelle (LPF) a eu le plus grand mal à conclure, in extremis début août, un accord avec DAZN et beIN Sports pour la Ligue 1, à 500 millions d'euros par saison environ jusqu'en 2029. Soit une perte de valeur par rapport aux précédents contrats avec Amazon, Canal+ et Free pour 624 millions de dollars par an, et très loin du milliard annuel initialement espéré.

DAZN a par ailleurs provoqué l'ire de nombreux internautes et supporters avec des tarifs jugés prohibitifs, à savoir 29,99 euros par mois pour regarder 8 des 9 matchs de Ligue 1 avec engagement d'un an - 39,99 sans engagement.

La clause de sortie de DAZN prévue au bout de deux ans si le seuil de 1,5 million d'abonnés n'est pas atteint est une autre épée de Damoclès au-dessus du foot français.

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