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À moins d’une semaine du 1/4 de finale de Coupe Davis face à la France (à suivre sur RTL club et RTL play), Raphaël Collignon était l’invité du RTL info Signatures. Derrière ses performances sur le court, le jeune joueur de 23 ans mise aussi sur un travail mental approfondi, qu’il considère comme une des clés de sa réussite.
« Cela fait un an que j’ai engagé une préparatrice mentale qui utilise des méthodes qui me font du bien, notamment l’hypnothérapie et beaucoup de visualisations », explique le meilleur joueur wallon, 74ème mondial.
Cette approche, souvent méconnue, lui permet de mieux gérer la pression des grands rendez-vous. « Concrètement, on associe des gestes que je pourrais faire pendant un match à un souvenir. Par exemple, le meilleur moment que j’ai vécu sur un terrain, c’est contre l’Australie, quand j’ai réussi à qualifier la Belgique pour les Final 8 à la balle de match. Dès que je serre mon poing, j’ai ce souvenir qui vient en tête. »
Un simple rituel
Ce rituel simple mais puissant agit comme une ancre positive dans les moments de tension. « Quand je stresse pendant un match, je me détache des points, de la compétition, et je pense à autre chose. C’est un moyen mnémotechnique qui m’aide à être plus détendu. Ça marche très bien, c’est super », confie le joueur.
Si le mental occupe aujourd’hui une place essentielle dans sa préparation, Collignon reconnaît que ses bases viennent aussi de son environnement familial. « Mes parents m’ont beaucoup inspiré. Ce sont des métiers très durs qui leur ont demandé beaucoup d’efforts et de sacrifices, et c’est ce qu’ils m’ont transmis comme valeurs », raconte-t-il à propos de sa mère, psychologue, et de son père, neurochirurgien. « Toujours des valeurs de courage, d’abnégation, de respect. Ce sont des valeurs très utiles pour mon sport. J’ai grandi dans cet environnement-là et ça m’a aidé pour mon projet tennistique. »
Avant de conclure, il glisse un mot plein de reconnaissance : « Je pense que c’est une des raisons pour lesquelles j’en suis là aujourd’hui. J’aimerais bien les remercier évidemment. »


















