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Catastrophe évitée de justesse à l’aéroport de Zaventem : un expert explique comment le pilote a pu se tromper de piste

par RTL info avec Sébastien Prophète, Claire Carosone et Denis Caudron
À Brussels Airport, un avion a été arrêté de justesse avant de décoller sur la mauvaise piste. Les questions autour de la sécurité s’accumulent. Voici l’analyse d’un expert.

Un incident inquiétant a été évité à l’aéroport de Zaventem. Un avion de Scandinavian Airlines, sur le point de décoller, s’est retrouvé sur la mauvaise piste. Grâce à un freinage d’urgence, la situation a été maîtrisée, évitant de justesse un accident potentiellement grave. Cependant, cet événement met en lumière des questions cruciales sur la sécurité aérienne et les autorisations de décollage.

Deux facteurs ont été pointés du doigt pour expliquer cette erreur : la visibilité réduite et des conditions météorologiques défavorables. Comme le précise Rudy Pont, responsable du comité de sécurité de l’Association Belge des Pilotes : « Avec les balises qui sont blanches pour les pistes en usage, mais bleues pour les taxiways, ça peut être confondu. C’était la nuit et, deuxième chose, il y avait aussi de la pluie, donc ça veut dire qu’il y a quand même une réflexion aussi sur la piste. » Ces éléments peuvent rendre difficile pour un pilote de discerner précisément sa position, même sur un tarmac équipé de balises lumineuses.

La technologie de l’avion a aidé

Une question centrale demeure : comment a-t-on pu autoriser cet avion à s’élancer sans être sur la bonne piste ? Rudy Pont explique : « On reçoit l’autorisation de décoller de la tour de contrôle, bien entendu, mais ça peut être donné avant qu’on atteigne la piste en usage. » Un protocole qui montre ses limites lorsqu’une erreur humaine ou technique s’insinue.

Face à cette situation critique, le freinage d’urgence s’est avéré déterminant. Toujours selon le représentant, les pilotes s’y préparent rigoureusement : « Un freinage d’urgence, c’est quelque chose pour lequel on s’entraîne toujours. Chaque six mois, on doit se retrouver dans le simulateur », rapporte encore Rudy Pont.

Une formation intensive qui permet aux pilotes de réagir instantanément. Par ailleurs, les avions modernes assistent également les équipages dans ces moments délicats : « À partir d’une certaine vitesse, l’avion va dire ‘Ok, maintenant je reprends, j’ai compris que vous voulez freiner, que vous voulez s’arrêter’ », détaille notre expert.

Pour tirer des leçons de cet incident, une enquête approfondie a été ouverte.

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