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C’est une première victoire pour Ryanair dans sa guerre contre les autorités belges. Jeudi, le gouvernement wallon avait décidé de casser la taxe sur l’aéroport de Charleroi. Une décision que la compagnie aérienne a salué vendredi dans un communiqué de presse.
La compagnie aérienne Ryanair a indiqué vendredi accueillir « positivement » la décision du gouvernement wallon de ne pas valider la taxe communale de 3 euros par passager prévue à l’encontre de l’aéroport de Brussels South Charleroi Airport, où la compagnie irlandaise opère la majorité de ses vols belges. Après avoir menacé de supprimer 1,1 million de sièges à Charleroi en 2026, le groupe soutient qu’il y maintiendra finalement son programme estival initial et promet même une croissance de 9 % par rapport à l’été 2025.
Le gouvernement « responsable de la perte de plus de 2 millions de sièges »
Outre cette taxe locale, c’est surtout la hausse de la taxe fédérale qui avait fâché le grand patron de Ryanair, Michael O’Leary. Dans ce contexte, pour rappel, le Gouvernement wallon a envoyé un courrier au Premier ministre Bart De Wever ce mardi. Dans les signataires, on retrouve Adrien Dolimont, Pierre-Yves Jeholet, Cécile Neven (tous MR) et François Desquesnes (Engagé). Ils reprennent les arguments des dirigeants de l’infrastructure carolo et vont au clash.
Une position du gouvernement wallon que Ryanair soutient également. La compagnie qualifie cette taxe fédérale de « discriminatoire ». « Quand le Premier ministre De Wever réalisera-t-il que taxer le transport aérien n’est pas un moyen de développer le tourisme et l’emploi, mais qu’au contraire cela détourne le trafic vers d’autres destinations concurrentes européennes à moindre coût et sans taxes, comme la Suède, la Slovaquie, la Hongrie, l’Italie ou l’Albanie, où les gouvernements suppriment les taxes aériennes pour stimuler le trafic, le tourisme et l’emploi ? », peut-on lire dans le communiqué.
La compagnie en profite pour lancer un nouveau tacle au Premier ministre. « Le gouvernement fédéral sera responsable de la perte de plus de 2 millions de sièges à partir d’octobre prochain à l’aéroport de Charleroi, ainsi que de la suppression de milliers d’emplois ».

















