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La grève sur le réseau LETEC continue dans certaines régions : à quoi s’attendre ce week-end ?

par RTL info avec Michael Menten et Kévin Joris. 
Malgré une réunion plutôt positive jeudi entre syndicats et direction du réseau LETEC, la grève n’est pas encore terminée. Une partie du réseau reste paralysée. La reprise du travail a été votée seulement dans les provinces de Namur, Luxembourg et le Brabant Wallon. Certains chauffeurs restent très remontés.

Dans les dépôts, la tension monte, et les assemblées générales s’enchaînent. Lors du dernier vote, 70 % du personnel a refusé la reprise du travail, prolongeant un mouvement de grève déjà très suivi.

« L’assemblée rejette les propositions faites par la direction. Ils estiment que ce n’est pas assez. Donc ils souhaitent continuer le mouvement », explique Fabian Quientiens, secrétaire régional de la CGSP. Un chauffeur confie : « On veut garder nos acquis et on ira jusqu’au finish. »

Malgré l’ouverture d’un dialogue par la direction (calendrier des négociations et gel des mesures contestées), les travailleurs jugent ces avancées trop timides. À Charleroi, la grève se poursuit. Pour Serge Delchambre, secrétaire interrégional CGSP, « on gèle, on ne retire pas. C’est un manque de confiance de certains membres du personnel ».

Des votes contestés et une base divisée

Sur le terrain, la confusion grandit. Des chauffeurs dénoncent des votes à main levée sous pression, voire de possibles intimidations. « À mon avis, on aurait dû faire un vote à bulletin secret. Le résultat aurait été différent », déclare un conducteur. D’autres s’inquiètent d’un mouvement qui s’épuise : « Je respecte la décision de chacun, mais pour moi, on devait recommencer. »

Les usagers, eux, perdent patience. Beaucoup disent marcher chaque jour plusieurs kilomètres pour se rendre au travail ou à leurs rendez-vous. « J’en ai marre, ce matin j’ai dû aller à pied », raconte une navetteuse excédée.

« Des signes d’accalmie apparaissent »

En duplex, notre journaliste Michael Menten dresse le bilan d’une situation encore mouvante :

« La situation évolue d’heure en heure. Les rapports de force changent en permanence », observe-t-il.

Des premiers signes d’apaisement apparaissent. « Plusieurs organisations évoquent une volonté de reprise du dialogue », précise-t-il. Sur le terrain, certains dépôts ont déjà levé leurs piquets : « À Namur, dans le Brabant wallon et en province de Luxembourg, les bus devraient donc circuler lundi. »

La situation reste bloquée à Liège et dans le Hainaut. À ce stade, impossible de confirmer une reprise du trafic dans ces deux provinces. Un nouveau vote en assemblée générale est prévu lundi matin à 9 h, possiblement à bulletin secret, afin d’écarter toute pression.

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