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Depuis la réforme du travail étudiant menée par le gouvernement, le nombre d’étudiants qui travaillent a considérablement augmenté, ressort-il des derniers chiffres de l’ONSS.
« Nous avons introduit cette réforme afin d’offrir davantage d’opportunités aux étudiants et de garantir une certaine sécurité aux parents. Les chiffres montrent que cela fonctionne », s’est réjoui le ministre des Finances, Jan Jambon.
Le plafond fiscal des revenus pour le travail étudiant a été augmenté à 12.000 euros. Désormais, les jeunes peuvent également travailler 650 heures (par an) avec des cotisations sociales réduites, au lieu des 475 ou 600 heures précédentes, et d’autres assouplissements ont vu le jour.
Selon les chiffres de l’ONSS, le nombre d’étudiants employés au deuxième trimestre 2025 a augmenté de 5,6 % par rapport à la même période l’année précédente, pour atteindre 422.356 unités. Le nombre d’emplois étudiants a augmenté de 6,2 % pour atteindre 530.415 emplois, tandis que le nombre d’heures travaillées a augmenté de 6,6 %. La croissance est supérieure à la tendance observée avant l’assouplissement des seuils fiscaux.
« Nous constatons exactement ce que nous cherchions : les étudiants ont plus d’opportunités, les employeurs trouvent plus facilement de la main-d’œuvre et l’économie en profite également », a souligné le vice-Premier ministre N-VA. « Nous nous attendons à ce que cette évolution positive se poursuive cette année, maintenant que les mesures sont plus largement connues ».
Les syndicats ont quant à eux déjà exprimé leur préoccupation devant ce phénomène. Comme les flexi-jobs, le travail étudiant entraîne un manque à gagner pour la sécurité sociale en raison des cotisations sociales réduites qu’il implique. En mai 2025, la CNE estimait le manque à gagner à 1,5 milliard d’euros d’ici 2029.

















